When you lose something you can't replace [Clary ♥]

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Shieldmaiden of Chicago

Je suis ici depuis le : 18/01/2017 et on me dit souvent que je ressemble à : Hayley Atwell . J'ai actuellement : 36 ans ans mais déjà : 731 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : -195 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : C.-Olympe Wellington .Je n'ai qu'un but dans la vie : : protéger et voir mon fils grandir . Pour cela, je réside actuellement : New York City tout en étant d'une humeur : autodestructrice . Au fait, les crédits reviennent à : shiya

This ain't a song for the broken hearted × No silent prayer for the faith departed × And I ain't gonna be just a face in the crowd × You're gonna hear my voice when I shout it out loud × It's my life, it's now or never × I ain't gonna live forever × I just wanna live while I'm alive × It's my life × My heart is like an open highway × Like Franky said I did it my way × I just wanna live while I'm alive


Journal intime
Mon statut: Surexcitée
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When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Ven 12 Mai - 20:06
          


La bouteille vide s’écrase contre le mur de l’Institut sur le coin d’une fenêtre. Sauf qu’elle ne s’explose pas comme je le veux, mais retombe sur le sol. Je peux la voir me narguer avec son éclat sarcastique. Non, ce n’est pas du tout l’alcool qui me fait halluciner. « Brittany, tu vas voir, abrutie. » Je chancelle en pointant la bouteille du doigt, mes cheveux bruns cachant par intermittence la moitié de mon visage alors que je titube en avant, en arrière, en avant, mais toujours sur mes pieds. Sans doute grâce à mes réflexes de Chasseuse et toutes mes runes. Je retiens un sanglot, ignorant un instant la bouteille alors que mon bras retombe le long de mon corps. Rien que le mot rune fait mal. Tellement mal que j’ai l’impression qu’on va m’arracher le cœur, que mes poumons vont sortir et soudain je ne peux plus respirer. Ce n’est pas la première fois que j’ai ce genre de petite crise. En fait, on dirait bien que je les enchaine depuis… zut, depuis… « C’est ta faute Brittany ! » Je hurle de nouveau, repointant mon index accusateur sur la bouteille qui n’a pas bougé. « P'tite truffe ! Pourquoi tu te casses pas ? C’est tout ce que je te demande ! Et c’est ta faute si je suis dans cet état ! » Je me rapproche, un pas tremblant après l’autre. Hayden m’a souvent dit que je suis hilarante étant bourrée. Hayden. Ça aussi c’est un autre mot qui fait mal. Mais mon esprit fatigué, bien trop fatigué, n’arrive plus à associer le prénom au visage. Tout ce dont il se souvient c’est que c’est un tabou temporaire. Parce que ça fait mal.

J’arrive enfin à atteindre la fenêtre, m’appuyant lourdement dessus. Une part de moi me dit que c’est un miracle que je sois encore debout après m’être enfilé cette bouteille d’hydromel presque cul sec. Mais l’autre part me dit qu’elle veut encore boire. Et que Brittany mérite qu’on lui refasse le portrait. Ça tombe bien, j’ai du rouge à lèvres dans ma chambre. Mon regard s’arrête un instant sur le ciel noir alors que je lève la tête. Je devrais être couchée. Et je devrais surtout me la fermer, pour ne pas réveiller les autres habitants de l’Institut. Mais je m’en fiche. Tellement profondément que je serai prête à montrer mon majeur à Maryse en personne si je la croise. Ma main gauche me frappe alors. Une pichenette, rien de bien méchant, mais je m’offusque contre ma propre main, la regardant comme si elle venait de me trahir, la surprise pure peinte sur mon visage. « Attends, tu viens de me frapper là ? » Mais bien entendu, ma main ne répond pas. Je continue de regarder ma paume durant de longues minutes, rapprochant progressivement mon visage, jusqu’à être pliée en deux. Et quand mon nez touche enfin ma paume, je murmure « Voilà, tu vois quand t’veux ! Les caresses c’est mieux ! » Je me redresse ensuite, un peu trop brutalement, et suis obligée de me rattraper au bord de la fenêtre pour ne pas tomber.

« Allez Brittany, il est temps de te rendre toute belle. » Je soulève la bouteille avant d’indiquer le toit de l’Institut de la main. « Et après, c’est bungee-jumping. Mais tu sautes toute seule. Et sans corde. » Je regarde la bouteille. « Me regarde pas comme ça, tu l’as cherché. » Petit à petit, pas lent après pas, je retourne à l’entrée de l’Institut. Il semblerait que j’ai légèrement décuvé puisque mon cerveau est moins embrumé et c’est comme si, instinctivement, je faisais moins de bruit. Je repère la silhouette d’un Chasseur non loin, vacant à ses occupations. Va falloir se la jouer discret, faut pas que les autres se rendent compte de mon état sinon je risque de faire une grosse bourde et de me faire renvoyer à Chicago. Je récupère la bouteille neuve d’hydromel qui bloque la porte d’entrée, je savais bien qu’une bouteille n’allait pas me suffire, et essaie de marcher le plus normalement possible. Heureusement, les autres Chasseurs semblent pris dans leurs surveillances et autres missions de routine et donc ne me prêtent pas attention. Une fois la grande salle traversée, je me dirige vers ma chambre, y attrape un rouge à lèvres bien pigmenté. Assise sur mon lit, je dessine un visage sur la bouteille et j’écris même Brittany autour du goulot. « Voilà, t’es parfaite chérie. Tu vas pécho toutes les autres bouteilles comme ça. » Je balance ensuite mon rouge à lèvres quelque part sur mon lit avant de quitter ma chambre et me diriger vers l’escalier le plus proche. En chemin, j’ouvre la nouvelle bouteille et ne lève pas assez haut le pied. Ce qui fait que je m’étale au pied de l’escalier alors que j’étais en train de boire, versant l’équivalent d’un bon shooter dans mon décolleté alors qu’un bleu commence à se former sur mon menton. « Brittany vilaine ! Qu’est-ce qui t’as pris de me faire un croche-patte ? » Je hurle, oubliant complètement que des gens peuvent dormir à côté.

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Someone told me once that life is like a line. It has ups and downs, just like your life line on a heart monitor. It's not always great and it might seem like it's not worth it. But it is. Because the day the line becomes flat is the day you die.
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The Runic Girl

Je suis ici depuis le : 03/04/2016 et on me dit souvent que je ressemble à : Katherine McNamara . J'ai actuellement : 18 ans mais déjà : 6962 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 4255 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Tanya & Katerina .Je n'ai qu'un but dans la vie : : veiller sur ceux que j'aime. . Pour cela, je réside actuellement : à l'institut de NY tout en étant d'une humeur : heureuse. . Au fait, les crédits reviennent à : .ANGELUS

UNCONDITIONAL LOVE
Jace... Nous nous sommes éloignés l'un de l'autre pour de multiples raisons, et pourtant, quoi qu'on y fasse, quoi qu'on dise, on se retrouve de nouveau attiré l'un par l'autre. J'ai découvert pourquoi de mon côté. Je sais que je suis amoureuse de toi depuis le premier jour où j'ai croisé tes magnifiques yeux vairons. Maintenant j'ai juste peur. Peur que ce que je pense être réciproque ne le soit pas, peur de franchir l'étape qui me poussera à te confier mes sentiments pour au final ressentir à nouveau ce vide m'envahir.

ANCHOR IN THIS WORLD
Simon... Nous deux, nous avons traversé tellement de choses, tellement de moment drôle, triste, joyeux, énervant. Nous nous sommes relevés encore et toujours et nous le ferons à nouveau. Oui je ne suis plus avec toi, mais c'était pour ton bien, et le mien. Mais cela ne veut pas dire que je ne t'aime pas. Tu seras toujours l'un des êtres les plus importants dans mon coeur. Absolument toujours. Tu restes toujours dans ma vie, dans mon cœur, et je tiendrai toujours à toi plus qu'à ma propre vie.


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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Mer 17 Mai - 15:00
          



« When you lose something you can't replace. »
feat Sigrune B. Blackfox

Parfois, cela fait du bien de s’éloigner un peu du monde qui nous entoure, de retrouver des repères alors enfouis et presque oubliés. Ces derniers temps, je ne m’étais pas assez accordée de temps pour moi-même. Beaucoup de choses encombraient mon esprit fatigué par les dernières péripéties. Je crois bien que jamais je n’avais eu une vie aussi mouvementée, et ce n’était pas prêt de s’arrêter là. Dès que les choses commençaient à se calmer, un nouvelle venait tout chambouler sur son passage, ravageant chaque pierre relativement stable que j’essayais de construire jour après jour. La dernière en date était le fait que Valentin nous avait menti à Jace et moi. Nous n’étions pas frère et sœur et cela changeait beaucoup de choses. Il ne m’était déjà pas évident de garder mes distances avec Jace, malgré le fait que je nous pensais frère et sœur. Mon corps réagissait à sa présence sans que je ne puisse le contrôler. Du moins, je gardais une part bien qu’infime de contrôle qui s’envola totalement quand je sus qu’il n’y avait plus cette frontière du sang entre nous. Ce que je fais est mal, je le sais, mais je ne peux pas m’arrêter. C’est bien plus fort que moi, car malgré tout ce qui a pu se passer entre nous depuis que je le connais ; cette connexion que j’ai ressentie dès le premier regard n’a jamais disparu. Et je sais qu’à me laisser aller, je pourrai faire du mal à plus d’une personne autour de moi. Et je tente tant bien que mal de me contrôler, je fais tout pour, mais j’ai peur de faillir, j’ai peur de ne pas réussir à faire ce qui est pourtant juste.

Mais ce n’était pas la seule chose qui me peinait et me garder les yeux grands ouverts la nuit. Il y avait aussi cette perte dont je ne me relevais pas en réalité. Ma mère, à peine l’avais-je retrouvée, qu’elle m’était de nouveau arrachée, cette fois-ci sans retour possible. Face aux autres, je me montre forte, je fais comme si tout allait bien et que j’étais passé au-dessus de tout cela. Seulement, je n’y arrive pas. Au fond, je suis emplie de tristesse et de regrets. Je regrette de ne pas avoir passé plus de temps avec elle, de ne pas l’avoir écouté me raconter ses histories, ne pas l’avoir plus serré dans mes bras. Je regrette d’avoir passé une partie de son temps à nous disputer. Je regrette de ne pas avoir pu la sauver. Mais cela, je ne peux en parler à personne. Je ne veux pas qu’on me prenne en pitié. Alors je garde pour moi toutes ses émotions, même si je devrais en parler, je n’y parviens pas.

Encore une nuit à regarder New York illuminée depuis ma fenêtre grande ouverte. Quelque part, cela m’apaisait de regarder cette ville et le flot continue des personnes qui continuent toujours à avancer sans relâche, sans regarder derrière eux. J’aimerai être capable de la même force, mais je ne m’en sens pas encore capable. Un grand fracas venant du couloir me sortit de ma léthargie. Jetant un œil dehors, je remarquais Sigrune allongée aux pieds de l’escalier, elle était totalement saoule, cela se voyait d’ici à sa façon de se tenir et surtout de parler en criant. Certains chasseurs avaient sorti la tête de leur chambre pour voir qui les empêchaient de dormir. Rapidement, je me rendis vers Sigrune avant de l’aider à se relever. Jetant un regard aux autres chasseurs, j’adressais mon plus beau sourire « Retournez dormir. Je vais m'en charger. ». Ils bronchèrent un peu avant de retourner à leurs lits douillets alors que je reportais mon attention sur celle qui fut une amie de ma mère avec un sourire compatissant. En effet, j’avais appris que son ancienne parabatai, pour qui elle avait tout le chemin jusqu’à New York, laissant son fils à Chicago, était décédée il y a peu dans la lutte avec Valentin. Même si je ne conçois pas qu’on rejoigne mon géniteur, je ne peux pas non plus souhaiter la mort à ces personnes-là.

Passant mon bras autour de sa taille pour la maintenir un minimum debout, je nous dirigeais vers sa chambre. Une fois devant, je parvins avec difficulté à la faire entrer et l’allonger sur son lit, le tout après avoir refermé la porte derrière nous. Je lui pris également sa bouteille et alla vider son contenu dans l’évier de la salle de bain. Je me posais ensuite à côté d’elle dans le lit et la regarda d’un air compatissant « Sigrune, je comprends tout à fait pourquoi tu fais cela. Et je suis sincèrement désolée pour la perte d’Alix. Mais ce n’est pas la solution de te mettre dans de pareils états. Pense à ton fils, aimerais-tu qu’il te voit ainsi ? Qu’il voit sa maman de la sorte ? ». Je remarquais ensuite que ses vêtements empestaient l’alcool et poussa un soupire avant de me lever et de sortir un haut ample et un pantalon de sport que je posais sur le meuble de la salle de bain. Puis je sortis une serviette pour qu’elle puisse s’essuyer tout à l’heure. Une fois de retour dans la chambre, je la fixais avec un tendre sourire « Allez va te laver. Car franchement, l’odeur n’est guère plaisante à sentir. ».

.ANGELUS




My heart is yours, my lips are yours.

My half  I had a choice to do. And I choose you. Because I love you since the first time I saw your eyes, my heart became yours. I'm in love with you. I want to be with you and nobody else. But I'm scaring that you don't love me in the same way that I do. I'm not strong enough to tell you what I feel and take risk to ear a "Not me".

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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Mar 30 Mai - 15:08
          


Un instant, je suis en train de menacer de mort Brittany et le moment d’après me voilà en compagnie de Clarissa, qui m’aide d’ailleurs à me remettre debout. « Yo, Clary ! Comment ça va ? » je lui lance, enjouée, ignorant complètement le bordel que je viens de faire, autant en matière de bruit que sur les ruines de mon haut. Sauf que mes vaines tentatives d’amusement passent toutes à la trappe et le regard déterminé de Clary ne signifie qu’une chose : elle ne va pas partager mes bêtises. Je ne proteste que quelques secondes lorsqu’elle me fait avancer dans une chambre, moi qui voulais me rendre sur le toit pour achever Brittany. Et non, je n’allais pas tomber du toit, j’ai un très bon équilibre, merci bien. « Faut qu’on aille sur le toit, Clary. Faut punir Brittany, elle a été très vilaine. » Mais de nouveau, elle fait la sourde oreille et je me résous à son silence pour le reste du trajet, essayant quand même de marcher toute seule, même si mes pieds ont décidés de danser la salsa sans se mettre d’accord sur qui va où. Je ne me rends compte que nous sommes dans ma chambre que lorsqu’elle m’allonge sur le lit et que je reconnais la photo sur ma table de chevet, l’un des rares objets sentimentaux que j’ai tenu à ramener de Chicago. Mon fils se trouve sur la photo, ainsi que mon défunt mari et moi-même, l’entourant. Puis juste à côté se trouvent Alix et son mari à elle, du temps où nous formions tous une grande famille heureuse. Pendant que Clary a disparut faire je ne sais quoi dans ma salle de bain, je gigote sur le lit, mon corps ayant décidé de ne pas agir normalement, jusqu’à atteindre le cadre contenant la photo. D’un geste brusque, je le plaque sur le bois de la table basse, faisant disparaître les visages souriants alors que je sens les larmes monter. Trois phrases écrites sur le dos de la photo attirent pourtant mon attention. « Je te reviendrai, qu’importe le temps et les faits. Je ne t’oublie pas, où que tu sois. Et je prierai avec ferveur pour que les anges t’aient en leur faveur. » Ces trois phrases que mon père me chuchotait avant de dormir, ces phrases que je partageais avec Alix avant chaque mission, ces phrases que j’ai répétées encore et encore à Leïf pour qu’elles soient gravées dans sa mémoire… Ces trois phrases qui sont, en quelque sorte devenues la devise de ma famille… Je me retiens de ne pas déchirer la photo et m’éloigne de la table basse, m’asseyant sur le bord du lit le plus loin possible.

Le monde a fini de tourner lorsque Clary est de retour dans la pièce, s’asseyant à mes côtés. Lorsqu’elle mentionne Alix, je baisse la tête sous les réprimandes, comme si j’étais de nouveau une gamine de cinq ans qui vient de faire une grosse bêtise. Ce qui est complètement paradoxal, vu notre différence d’âge. C’est elle qui devrait faire la fête et moi qui devrait lui faire la leçon. Mais le monde est étrange parfois. L’entendre parler de mon fils me fait immédiatement décuver et je lance un regard timide vers le cadre photo baissé sur ma table de chevet. « Tu as raison, Leïf serait inquiet et il ne sera pas du tout fier de moi. » Il aurait sans doute honte que je me sois rabaissée de la sorte. Je hoche la tête quand elle me conseille d’aller me laver. Je peux sentir l’odeur maintenant aussi et ça me donne envie de vomir. Pourquoi en suis-je arrivée à ça ? Je me lève donc après un moment, traînant des pieds jusqu’à la salle de bain comme un animal blessé. « Il ne sait pas encore pour Alix » je lance ensuite à Clary. « Et je n’ai pas la moindre idée de comment je vais lui annoncer que sa bonne à rien de mère n’a pas réussi à ramener sa tatie chérie à la maison. »

Sur ces mots, j’entre dans la salle de bain et ferme la porte avec mon pied, ne remarquant pas qu’elle ne se ferme qu’à moitié. Il me faut cinq bonnes minutes pour enlever mes chaussures, mon pantalon et mon haut et c’est en me redressant que mon regard emprisonne mon reflet dans le miroir. Je me vois soudain en sous-vêtements, pourtant ce ne sont pas les traces du temps sur ma silhouette autrefois fine et athlétique qui m’interpelle, mais plutôt la pâleur de ma peau entourant toutes mes runes et cicatrices. Certaines ont bien guéries, d’autres sont fraîches, d’autres encore ne disparaitront jamais. Échouée parmi mes vêtements comme une baleine sur une plage, je m’approche du miroir, prête à l’arracher du mur à cause de l’image qu’il me renvoi et qui, là tout de suite, me dégoute. Pourtant, au moment où mes mains se referment de chaque côté du cadre, mon regard perçoit la rune au-dessus de mon sein gauche, celle que j’ai obtenue exactement dix ans auparavant. Je lâche le miroir qui se replace automatiquement et sans bruit contre le mur, n’étant pas tombé de son clou et ma main droite vient palper la peau de mon bras gauche, cherchant sur l’épiderme une certaine trace qui me brûle encore aujourd’hui. Il n’y a rien pourtant, pas la moindre marque de chair brûlée, aucun symbole qui a régit plus de la moitié de ma vie, pas de souvenir physique que mon lien avec Alix a un jour existé. Tous mes combats sont présents sous forme de cicatrices ou de runes, mon union et mon amour pour Hayden sont visibles avec ma rune de mariage au-dessus de mon cœur, pourtant ma rune de Parabatai avec Alix n’est plus là. Comme si elle n’avait jamais existé.

Le sol se dérobe alors sous mes pieds, genoux rencontrant la surface rêche du tapis de bain alors que ma tempe heurte légèrement la surface dure de l’évier. Mais la douleur, même infime, qui finira pas exploser dans ma tête n’est rien comparée à celle qui me ronge la poitrine. La seule chose qui s’échappe de mes lèvres est un sanglot rauque, un plaidoiement de détresse alors que je serre ma poitrine, pliée en deux sur le sol de ma salle de bain, de chaudes larmes glissant sur mes joues malgré mes yeux fermés et ignorant complètement que la porte est à moitié ouverte et que Clary est encore là.

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Simon... Nous deux, nous avons traversé tellement de choses, tellement de moment drôle, triste, joyeux, énervant. Nous nous sommes relevés encore et toujours et nous le ferons à nouveau. Oui je ne suis plus avec toi, mais c'était pour ton bien, et le mien. Mais cela ne veut pas dire que je ne t'aime pas. Tu seras toujours l'un des êtres les plus importants dans mon coeur. Absolument toujours. Tu restes toujours dans ma vie, dans mon cœur, et je tiendrai toujours à toi plus qu'à ma propre vie.


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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Dim 4 Juin - 22:08
          



« When you lose something you can't replace. »
feat Sigrune B. Blackfox

Il fut très rare où j’avais pu côtoyer des personnes totalement saoules ; et je ne m’attendais certainement pas à ce que Sigrune fassent un jour parti de ce peu de personnes que j’aurai vu dans un tel état. Et pourtant, voilà que j’étais là, à l’aider à regagner sa chambre alors qu’elle m’expliquait qu’il fallait punir une certaine Brittany pour ses bêtises. Il ne m’avait pas été difficile de deviner que cette Brittany comme elle se prenait à l’appeler, n’était nul autre que sa main. Ce fut dans un soupire que je continuais mon chemin jusqu’à sa chambre, veillant à ne pas entrer dans son jeu et à lui donner matière à le continuer. Il ne me fut pas évident de l’amener jusqu’à la destination, il faut dire qu’elle ne faisait rien pour me faciliter la tâche. Pendant mon absence dans la salle de bain à lui préparer sa douche, j’entendis un bruit sourd, je me demandais bien ce qu’elle pouvait faire. Mais il ne me semblait pas qu’elle se soit fait mal, sinon, elle aurait poussé au moins un grognement.

Une fois de retour à côté d’elle, je me posais contre elle, cherchant à la calmer et lui faire comprendre que ce n’était pas en se rendant malade qu’elle ramènerait Alix. D’autant plus que son fils n’aimerait pas la voir dans cet état. J’étais presque contente de constater qu’elle décuvait un peu, qu’elle reprenait ses esprits pour réaliser que j’avais raison. Son regard tourné vers le cadre photo à présent face contre le bois, je comprenais d’où venait le bruit de tout à l’heure. Sans pour autant répondre immédiatement, je m’approchais de la table de chevet pour redresser le cadre photo correctement, avant de me tourner vers elle et de lui sourire timidement « Bien entendu qu’il serait inquiet, on le serait tous à voir notre maman dans un tel état. C’est bien pour cela que tu dois te ressaisir Siggy... ». Mais quand elle m’annonça que son fils n’était pas encore au courant de la disparition de sa tante, je réalisais à quel point ce n’était pas une situation aisée que d’annoncer la mort d’une personne proche à son propre enfant. D’un air compatissant, je posais mon regard sur elle, demeurant assise sur le lit avant d’afficher un doux sourire « Premièrement, tu n’es pas une bonne à rien Sigrune. Arrête de penser cela. Tu n’y es pour rien, et tu as fait tout ce que tu pouvais pour la sauver. C’est elle qui a fait un choix, bien que désespéré… Ensuite, il n’est jamais aisé d’annoncer la mort de quelqu’un qui nous fut aussi proche.. Pourtant, je ne doute pas que tu trouveras les mots, et que tu sauras comment agir avec lui le moment venu. Tu es sa mère, et tu as cela dans le sang. Ensemble, vous surmonterez cette perte, il vous faudra un peu de temps. Mais le temps guérit toujours les blessures aussi profondes soient-elles. » avais-je fini par dire, ayant du mal à dissimuler ma propre tristesse.

Perdue dans mes propres pensées douloureuses, ce fut le bruit reconnaissable d’un choc puis d’un second au sol que me ramena à la dure réalité. Le tout s’ensuivit rapidement de sanglots et c’est là que je compris. Elle s’effondrait comme moi j’avais pu le faire en découvrant le corps inanimé de ma mère. Le cœur serré, je n’avais pas hésité un instant avant de me rendre dans la salle de bain. Fort heureusement, elle n’avait pas clos la porte de celle-ci. C’est là que je la vis, recroquevillée sur elle-même à même le sol, pleurant à chaudes larmes. Elle avait beau être en sous-vêtements, sur le moment, mes pensées ne s’y attardèrent pas là où dans un autre moment, la chose aurait pu paraître gênante. Je ne voyais là plus mon  amie, celle qui avait été celle de ma mère bien des années plus tôt, qui souffrait de la perte d’une personne proche. Je me décidais alors à m’approcher d’elle. A genoux, je la serrai immédiatement dans mes bras aussi fort que je le pouvais pour lui montrer qu’elle n’était pas la seule à cet instant. Après quelques instants, je me décidais à prendre la parole avant de caresser doucement sa joue, telle une mère le ferait avec son enfant, quand bien même ici, c’était elle qui était en âge d’être ma mère. Mon regard chercha le sien, la forçant presque à me regarder dans les yeux « Tu sais Sigrune, je n’en parle jamais à mes proches. Mais je sais ce que cela fait de perdre une personne qui nous est très importante. Oh bien sûr, le lien de parabatai est très puissant, et je ne connaitrais jamais ce que cela représente exactement. Mais perdre une personne de notre famille, ça je connais.. Alix était avant tout comme une sœur pour toi, n’est-ce pas ? Tu la connaissais depuis des années voire comme si c’était depuis toujours. Tu t’en remettras je te le promets. Cela sera très dur, je ne peux pas te le cacher. Mais le temps passera, et viendra panser toujours plus cette blessure. Elle ne disparaitra jamais, il y aura toujours ce vide en toi. Un vide que personne ne pourra combler… Mais tu n’auras pas le choix que de continuer à avancer, pas seulement pour toi, mais aussi pour toutes ses autres personnes qui comptent sur toi pour continuer dans la vie. En aucun cas tu ne dois t’autodétruire. Cela n’a jamais ramener personne et ce n’est pas aujourd’hui que cela commencera crois-moi… Même si j’aimerai vraiment… » Je marquais une petite pause en baissant mon regard cette fois-ci avant de reprendre d’une voix dont je tentais de contrôler les sanglots comme à chaque fois où je pensais à ma mère « Il faut juste continuer à avancer et à s’accrocher. Car même si le présent est sombre et douloureux. L’avenir ne pourra jamais être pire et ton fils est la promesse d’un avenir meilleur. Fais le pour lui. Ressaisis toi pour lui Siggy. »

.ANGELUS




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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Mer 28 Juin - 18:49
          


Je sens à peine les bras de Clary autour de moi lorsqu’elle vient me réconforter. Perdue dans ma propre douleur, ce n’est que lorsqu’elle prend la parole que j’émerge de ma bulle de tristesse désespérée. Je l’écoute attentivement, ses mots résonnant dans ma tête comme un gong et mes sanglots se dissipent progressivement jusqu’à ne devenir qu’un bruit de fond, qui finit par disparaître lui aussi. Elle a parfaitement raison et ses paroles font écho en moi, pourtant, mon cœur refuse de les accepter, trop perdu dans sa propre douleur pour vraiment les assimiler. C’est comme si je comprenais chaque mot individuellement, mais qu’ensemble cela ne fait aucune sens. Je la comprends pourtant, je le sais, je le sens encore plus en percevant sa propre douleur dans l’intonation de sa voix, la façon dont ses lèvres tremblent si imperceptiblement, la façon dont elle serre fermement mon corps contre le sien dans l’espoir de me consoler. Et c’est là que ça me frappe comme une gifle en plein visage. Je ne réalise qu’à ce moment-là qu’elle a perdu sa mère et que je n’ai pas eu l’occasion de la consoler à ce propos. Quelle amie indigne je fais ! Mais au lieu de m’auto-insulter comme j’allais le faire, je prends en compte les paroles de Clary. Il faut que je me remette d’aplomb, pour Leïf et pour toutes les personnes qui comptent sur moi. À commencer par Jocelyn qui fut une très bonne amie fut un temps.

Je recule alors légèrement, arrêtant de pleurer et regarde Clary dans les yeux. « C’est fou à quel point tu lui ressembles. Je… je suis désolée de ne pas avoir été là Clary. Il est vrai que je n’ai jamais promis à Jocelyn que je prenne soin de toi et je sais que tu es une jeune femme parfaitement indépendante, mais j’aurai du être là, pour rendre hommage à Jocelyn et pour t’aider toi. Et pour ça, je suis désolée Clary. Je suis désolée de ne pas avoir été là quand tu as perdu ta mère. » C’est à mon tour de la prendre dans mes bras et ce n’est pas une distraction pour ne pas penser à ma propre douleur, mais plutôt pour rattraper mes erreurs. Car celle-là en est une monumentale. « Si tu as besoin de quoi que ce soit, je serai là. Surtout pour parler de Jocelyn si tu veux, même si tu la connais mieux que moi. » Ce qui est vrai, elle est sa fille. Mais je suis sincère, j’aurai vraiment du être là et je m’en veux d’avoir mis tellement de temps à me rendre compte de la souffrance de Clary, trop étouffée par mes propres problèmes pour vraiment percevoir ceux des autres.

Après quelques minutes de cette piètre consolation, je la repousse doucement, essuyant rapidement mes larmes sur la paume de ma main. « Est-ce que cela te dérangerai de… de discuter avec moi une fois que je serai plus présentable ? Je ne pense pas réussir à dormir dans cet état et je dois avouer que ta compagnie me ferait le plus grand bien. Mais je comprendrais si tu es occupée ou si tu as prévu de faire autre chose, comme dormir par exemple... discuter a toujours été ma marque de fabrique… » Il est vrai que je suis bavarde de base, mais c’est aussi ma manière de tourner la page. Il faut que je vide mon sac en somme et c’est ce que j’avais fait lors de la perte de ma mère, j’avais passé une soirée entière à me remémorer avec mon père nos meilleurs moments avec elle. Quand j’ai perdu mon père, j’ai bassiné Alix sur tout le chemin jusqu’à Idris quand nous avons décidé de voyager un peu. Et quand j’ai perdu Hayden, c’est avec Leïf que j’ai continué ce petit rituel. D’ailleurs, ce fois-là était probablement la plus importante durant laquelle j’ai le plus insisté sur les souvenirs positifs du à l’âge de mon fils.

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Someone told me once that life is like a line. It has ups and downs, just like your life line on a heart monitor. It's not always great and it might seem like it's not worth it. But it is. Because the day the line becomes flat is the day you die.
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The Runic Girl

Je suis ici depuis le : 03/04/2016 et on me dit souvent que je ressemble à : Katherine McNamara . J'ai actuellement : 18 ans mais déjà : 6962 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 4255 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Tanya & Katerina .Je n'ai qu'un but dans la vie : : veiller sur ceux que j'aime. . Pour cela, je réside actuellement : à l'institut de NY tout en étant d'une humeur : heureuse. . Au fait, les crédits reviennent à : .ANGELUS

UNCONDITIONAL LOVE
Jace... Nous nous sommes éloignés l'un de l'autre pour de multiples raisons, et pourtant, quoi qu'on y fasse, quoi qu'on dise, on se retrouve de nouveau attiré l'un par l'autre. J'ai découvert pourquoi de mon côté. Je sais que je suis amoureuse de toi depuis le premier jour où j'ai croisé tes magnifiques yeux vairons. Maintenant j'ai juste peur. Peur que ce que je pense être réciproque ne le soit pas, peur de franchir l'étape qui me poussera à te confier mes sentiments pour au final ressentir à nouveau ce vide m'envahir.

ANCHOR IN THIS WORLD
Simon... Nous deux, nous avons traversé tellement de choses, tellement de moment drôle, triste, joyeux, énervant. Nous nous sommes relevés encore et toujours et nous le ferons à nouveau. Oui je ne suis plus avec toi, mais c'était pour ton bien, et le mien. Mais cela ne veut pas dire que je ne t'aime pas. Tu seras toujours l'un des êtres les plus importants dans mon coeur. Absolument toujours. Tu restes toujours dans ma vie, dans mon cœur, et je tiendrai toujours à toi plus qu'à ma propre vie.


Journal intime
Mon statut: En proie aux doutes...
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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Dim 2 Juil - 17:02
          



« When you lose something you can't replace. »
feat Sigrune B. Blackfox

Là où je devais me montrer forte pour soutenir Sigrune qui connaissait la peine et le deuil, là où je ne devais pas montrer mes propres émotions pour ne pas la perturber encore plus, j’avais failli. J’avais failli à rester forte à cet instant précis, me trahissant via des sanglots étranglés dans ma gorge et un regard fuyant. Je n’avais que trop montré ma peine lors de la disparition de ma mère, je m’étais allée à faire des choses insensées qui au final, auraient pu se révéler mortelles. Alors il était hors de question que je me montre à nouveau faible devant les autres, que je leur montre que je n’avais pas totalement fait le deuil de ma propre mère, que j’étais emplie de regrets. Je préférais pleurer les nuits ou m’entraîner afin d’oublier, ne serait-ce l’espace d’un instant mes maux.  Et pourtant, malgré mes efforts pour rester forte, ma voix m’avait trahie face à la détresse de mon amie, de celle qui fut autrefois une très bonne amie de ma mère.

Si bien que lorsqu’elle se recula de moi, ressaisie, et qu’elle plongea son regard dans le mien pour me dire à quel point je lui ressemblais, pour s’excuser pour sa perte, je ne pus pas continuer plus longtemps à me montrer forte. Mes larmes que je tentais avec mal de contenir se laissèrent couler le long de mes joues alors que ma voix éclatait en sanglots. Et la sentir me serrer dans mes bras me rappela ceux de ma mère qui me manquaient tant. Elle me manquait tellement à un point que je ne pensais pas ressentir un jour. Je lui rendis alors son étreinte, la serrant un maximum pour essayer de calmer mes pleurs, pour essayer de m’apaiser dans les bras d’une mère qui n’était pourtant pas la mienne. « Si tu savais à quel  point elle me manque Sigrune… Je pensais que le temps m’aiderait à aller mieux mais non… J’ai cette impression que c’est pire de jour en jour. Je regrette tellement de choses, de ne pas avoir passé plus de temps avec elle, de ne pas lui avoir dit que je l’aimais, de ne pas lui avoir dit adieu. Je fais comme si tout allait bien, j’essaye d’être forte pour les autres, j’essaye de continuer mon combat mais j’ai tellement de mal… J’aurai tellement aimé passer plus de temps avec elle, ne pas la perdre aussi vite, ne pas la perdre à peine l’avais-je enfin retrouvée... » parvins-je à articuler entre deux sanglots alors que je la serrai dans mes bras toujours plus. Ayant du mal à me calmer, je réalisais que nos rôles s’étaient inter-changés. Là où c’était moi qui réconfortais une femme perdue et blessée tout à l’heure, à présent, j’étais celle qui se faisait consoler. Me reculant un peu, je plongeais mes yeux rouges de larmes dans ses yeux, comprenant qu’elle s’en voulait pour cela alors qu’elle n’y était pour rien. Et le fait qu’elle veuille bien me parler de ma mère m’apaisait au fond, car au final, je ne savais que très peu de choses d’elle. De plus, j’aurai pu demander à Luke, mais lui comme moi était touché par la perte de ma mère, et je ne voulais pas le faire de nouveau souffrir en énonçant de vieilles histoires. « J’en serai honorée Siggy… Je serai heureuse si tu me parlais d’elle, pour me dire comment elle était jeune, quel genre de femme s’était. Je ne sais quasiment rien d’elle et… je ne veux pas embêter Luke pour cela. Et sache que tu n’y es pour rien, tu avais tes propres soucis… De plus, je ne montrais rien, je gardais mon chagrin pour moi, alors c’était difficile de réaliser l’étendu de mon chagrin. ».

Quand elle énonça l’idée de passer la nuit à discuter toutes les deux, je me mis à nouveau à sourire légèrement. Je comprenais totalement ce qu’elle vivait, son absence de sommeil et sa tristesse. Et passer du temps avec elle ne me dérangeait nullement, bien au contraire. Si cela pouvait nous être bénéfique à toutes les deux, cela n’en serait que mieux encore. « Je n’y vois aucun inconvénient Siggy, ne t’en fais pas. Je ne suis pas occupée, et même, je préfère rester avec toi, à discuter de ce que tu voudras. Nous en avons besoin toutes les deux… Et en effet, il serait mieux que tu te laves et te change. Tout est sur le meuble de la salle de bain. Je t’attendrai sur ton lit. » dis-je avant de la gratifier d’un baiser sur la joue avant de me lever du sol froid de la salle de bain pour regagner la chambre de Sigrune, après avoir fermé la porte de la pièce pour lui laisser de l’intimité. Je gagnais alors le lit pour m’y assoir en tailleur, ne manquant pas de regarder autour de moi la décoration de sa chambre qui était relativement épurée, si ce n’est les quelques touches de sa vie d’avant telles que les photos ou les dessins de son fils qui trainaient ici et là. Je me demandais à quoi il pouvait ressembler, même si je l’avais vu en photographie. Il doit certainement être aussi fort et gentil que sa mère, du moins je n’en doutais pas.

.ANGELUS




My heart is yours, my lips are yours.

My half  I had a choice to do. And I choose you. Because I love you since the first time I saw your eyes, my heart became yours. I'm in love with you. I want to be with you and nobody else. But I'm scaring that you don't love me in the same way that I do. I'm not strong enough to tell you what I feel and take risk to ear a "Not me".

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Je suis ici depuis le : 18/01/2017 et on me dit souvent que je ressemble à : Hayley Atwell . J'ai actuellement : 36 ans ans mais déjà : 731 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : -195 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : C.-Olympe Wellington .Je n'ai qu'un but dans la vie : : protéger et voir mon fils grandir . Pour cela, je réside actuellement : New York City tout en étant d'une humeur : autodestructrice . Au fait, les crédits reviennent à : shiya

This ain't a song for the broken hearted × No silent prayer for the faith departed × And I ain't gonna be just a face in the crowd × You're gonna hear my voice when I shout it out loud × It's my life, it's now or never × I ain't gonna live forever × I just wanna live while I'm alive × It's my life × My heart is like an open highway × Like Franky said I did it my way × I just wanna live while I'm alive


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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Sam 15 Juil - 23:22
          


Une fois Clarissa partie, je regarde ce qu’elle m’a laissé sur la petite commode de la salle de bains. Des vêtements confortables, c’est parfait. Finissant de me déshabiller, je saute dans la douche, tournant immédiatement l’eau pour ne pas perdre de temps, ayant désespérément besoin de prendre une bonne douche. L’eau chaude finie par relaxer mes muscles tendus et nettoyer mes larmes aussi bien que mon corps. Toute trace d’alcool ou de saleté disparaît avec mon chagrin, même si ce dernier reste toujours un peu et le restera probablement pour l’éternité. Mais il n’est plus le monstre qui menaçait de m’étouffer il y a cinq minutes, il n’est maintenant qu’un parasite gênant avec lequel il me faudra vivre. Je prends bien le temps de laver mes cheveux, même si on ne dirait pas comme ça, c’est l’un des éléments que j’apprécie le plus sur ma personne. Je vérifie mes runes ensuite, comme pour m’assurer qu’elles sont toutes bien là et que elles aussi ne vont pas disparaître, souvenirs de mon passé au même titre que mes cicatrices que je compte, par habitude.

Une fois mes vêtements propres enfilés, mes cheveux toujours mouillés attachés en une natte dans mon dos, je réapparais dans ma chambre, plus sereine et fraîche qu’auparavant. Je m’assois à côté de Clary sur mon lit, souriant en remarquant que le cadre photo que j’avais baissé a repris sa place habituelle sur ma table de chevet. « Désolée pour tout à l’heure, pour l’embarras que j’ai du te causer devant tous les autres chasseurs et le fait que j’ai été une immense gêne. Mais juste pour que tu saches, quand j’ai mentionné vouloir monter sur le toit, ce n’était en aucun cas pour me suicider, mais pour jeter ma bouteille, puisque j’étais persuadée que de là-haut, elle se casserait. » J’ai peut-être parfois (bon d’accord, souvent) des idées débiles, mais le suicide n’en a jamais fait partie, je tiens beaucoup trop à la vie et j’ai de trop grandes responsabilités pour ne serait-ce qu’y songer. Je n’aurais d’ailleurs pas du toucher à la bouteille, mais c’est un peu une sorte de schéma répétitif avec moi. Je passe une, souvent plusieurs, soirées à boire après le décès d’une personne très proche, avant de reprendre le droit chemin. Je ne suis pas alcoolique, mais il m’arrive de toucher le fond de la bouteille dans ces moments-là. Surtout qu’ici je n’ai pas mon fils sous les yeux, je n’ai pas la raison même de mon existence qui me regarde avec ses grands yeux curieux et innocents. « Merci de m’avoir ramassée à la petite cuillère. » Maintenant que j’ai décuvé, je me rends compte de l’immaturité de mon comportement. Et dire que j’ai plus de trente ans ! Parfois, je me demande si mon âge mental a suivi…

« Jocelyn était toujours la plus mâture de nous deux de toute manière, même si je n’ai pas passé assez de temps avec elle à l’époque où je l’ai connue. Elle était de presque dix ans mon ainée, j’étais encore plus ou moins une gamine, enfin, une ado, quand la première guerre contre Valentin a eu lieu. Avec Alix, on découvrait encore un peu tout, nous étions si jeunes et débiles, cela ne faisait pas longtemps que nous étions Parabatai. » Je regarde un instant la photo de ma famille, me remémorant l’année où j’ai rencontré toutes mes connaissances de New York, notamment Maryse, Jocelyn et, bien entendu, Hayden. « Ta mère avait beau être la plus sérieuse du lot, elle avait cette possibilité de savoir quand est-ce qu’elle pouvait se laisser aller. Elle avait déjà à l’époque cette maturité, cette sagesse que certains n’ont pas encore à un âge avancé. Et elle m’a toujours donné l’impression de ne pas avoir pris une ride ! Malheureusement, je ne peux pas m’avancer trop sur ce qu’elle était en dehors de l’Institut et surtout en dehors de cette crise qu’était la guerre et qui foutait les nerfs de tout le monde en rogne, mais j’aurai bien aimé la connaître plus. Ou du moins revenir de temps en temps à new York après la naissance de Leïf pour venir la voir et les Lightwood aussi. Je n’arrive toujours pas à croire que toi et tous les autres chasseurs de ton âge vous êtes majeurs… Ça ne me rajeunit pas ! » Je ris à cette dernière phrase et avec cette simple action spontanée, c’était comme si un poids venait de quitter ma poitrine. « J’ai l’impression d’avoir été à votre place il n’y a pas si longtemps… »

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Simon... Nous deux, nous avons traversé tellement de choses, tellement de moment drôle, triste, joyeux, énervant. Nous nous sommes relevés encore et toujours et nous le ferons à nouveau. Oui je ne suis plus avec toi, mais c'était pour ton bien, et le mien. Mais cela ne veut pas dire que je ne t'aime pas. Tu seras toujours l'un des êtres les plus importants dans mon coeur. Absolument toujours. Tu restes toujours dans ma vie, dans mon cœur, et je tiendrai toujours à toi plus qu'à ma propre vie.


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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Dim 16 Juil - 21:35
          



« When you lose something you can't replace. »
feat Sigrune B. Blackfox

Attendre seule dans sa chambre, entourée de ses souvenirs venant de son passé et de Chicago m’avait fait réfléchir et surtout remémoré mes propres souvenirs. Je me souviens de nos étés passés sur une petite propriété dans la campagne, ma mère, Luke, Simon et moi. C’était l’époque où tout semblait plus facile, plus léger. Aujourd’hui, tellement de choses avaient changées, et pas toutes en bien pour mon plus grand désarroi. Ma mère n’était plus des nôtres, Simon était devenu un vampire à cause de moi et nous sortions ensemble, Luke est en réalité un loup garou et moi, je suis une chasseuse d’ombre fille d’un des plus grands criminels de ce monde. Autant dire que ce n’était pas tous les jours facile de concilier avec cette existence des plus perturbées. Parfois, mon ancienne vie me manque, celle où tout était beaucoup plus simple et joyeux, celle où je n’avais pas à m’inquiéter de voir mourir ceux que j’aime presque chaque jour que je passe sur Terre.

Mes pensées étaient tournées vers les souvenirs, les regrets et le passé quand j’entendis la porte de la salle de bain s’ouvrir, dévoilant une Sigrune les cheveux nattés et l’air plus calme et serein. C’était avec un sourire tendre que je la regardais regagner une place sur le lit, à côté de moi qui restais en tailleur, mais me tournant vers elle quelque peu. En quelque sorte, j’étais rassurée par ses paroles suivantes, car même si je sais que le suicide est très mal vu parmi les chasseurs d’ombre, je sais à quel point on peut être tenté de vouloir mettre fin à la souffrance. Instinctivement, je venais poser ma main sur la sienne tout en la regardant dans les yeux avec un petit sourire « Tu n’as pas à t’excuser pour cela, j’ai très bien compris l’état de détresse dans lequel tu te trouvais Siggy. Que tu étais mal pour ce qui est arrivé, ne t’en fais pas pour cela. J’étais plutôt inquiète de ce que tu viens de dire, que tu songes au suicide.. Je sais pertinemment que dans notre communauté, c’est très mal vu et on est vu comme des lâches si on fait cela. Mais je comprends aussi que la souffrance peut parfois mener à l’envisager juste pour que cela s’arrête, que la douleur se stoppe définitivement. Toutefois, je te crois quand tu me dis cela, mais si de telles pensées venaient malheureusement à te traverser l’esprit, ne reste surtout pas seule. Je ne sais pas, tu peux venir me voir, ou même Jace par exemple, voire appeler ton fils aussi. Mais surtout, il ne faut jamais rester seul quand de mauvaises idées nous viennent en tête. Et tu n’as pas besoin de me remercie non plus pour cela. Que ce soit t’avoir ramené à ta chambre, ramassé à la petite cuillère  ou quoi que ce soit. C’est normal, et je serai toujours là pour t’aider au besoin. Puis… cela m’a permis de voir une partie de toi que bons nombres d’hommes aimeraient voir de près. » avais-je dit en riant un peu, pour détendre un peu l’atmosphère. Bien entendu, je n’avais pas vraiment prêté attention à cela quand je l’avais tenu dans mes bras à moitié nue dans la salle de bain, mais ainsi, cela nous permettait de rire un peu en ces temps sombres.

Je n’avais pas manqué de l’écouter avec la plus grande des attentions alors qu’elle me parlait de ma mère. Je n’avais que très peu entendu le passé de celle-ci, et l’entendre de quelqu’un me faisait du bien. Peut-être devrais-je aussi demander à Luke, mais j’estimais qu’il était encore trop tôt pour lui demander un tel effort. Cela m’arrachait un sourire d’entendre à quel point c’était une femme forte et mature, j’aurai aimé qu’elle soit fière de moi à son tour en me voyant. Malheureusement je n’aurai jamais la chance de le savoir, savoir si elle est fière de qui je suis devenue et de ce que je continue à faire, ce pour quoi je me bats chaque jour. Un petit soupire s’échappa de mes lèvres face à ce nouveau regret, toutefois, je gardais un sourire bien que léger sur mes lèvres « Vous étiez jeunes, c’est normal de faire des erreurs. Nous en faisons tous, c’est ce qui nous rend humain. Du moins pour certains, car d’autres ne méritent même pas d’être considéré comme tel. Je pense que je n’ai pas besoin de te citer de nom pour que tu saches à qui je pense... Je ne voyais pas Maman comme cela, je ne l’ai quasiment jamais vu comme se laissant aller. Elle était tout le temps à s’inquiéter, comme si on pouvait lui briser ce qu’elle avait à n’importe quel moment. Je comprends mieux pourquoi maintenant. Les Lighwood auraient certainement été contents de te revoir, voir ce que tu étais devenue. Malheureusement pour ma mère, même si tu l’avais voulu, tu ne pouvais même pas savoir qu’elle était ici, qu’elle était encore en vie. Je n’imagine même pas à quel point cela put être dur pour elle de se faire passer pour morte, de disparaître comme cela du jour au lendemain en abandonnant ceux qui lui étaient proches.. J’ai l’impression parfois de lui avoir gâché la vie. Si elle ne m’avait pas attendu, elle n’aurait pas tout quitté, elle n’aurait pas tout perdu... » dis-je en baissant les yeux, triste d’être en partie responsable de son trépas.

Sa petite boutade me fit retrouver le sourire et arriva même à m’arracher un rire. Cela faisait du bien de plaisanter et elle trouvait le moyen d’y arriver. Il fallait reconnaître que Sigrune avait peut-être presque l’âge d’être ma mère, elle en restait néanmoins jeune dans sa tête, et c’était cela qui me plaisait le plus chez elle, en dehors du fait qu’elle m’aidait à comprendre un peu mieux ma mère. « En effet cela ne te rajeunit pas ma chère. Il faut dire aussi que même si tu voulais te faire passer pour une jeune, tes rides sur le visage te trahissent de loin. » Bien entendu, je disais cela en rigolant et je ne le pensais pas, surtout qu’elle est une très belle femme. Je me mis à sourire doucement avant de venir coller mon dos contre la tête de lit sans quitter mon regard posé sur elle « Comment tu étais à notre âge ? Raconte moi la Sigrune fougueuse et encore jeune. Tu sais l’époque où tu n’avais pas encore besoin d’une canne dans les escaliers pour monter sans tomber. » lui avais-je lancé avec ce même sourire amusé, me retenant de rire. J’avais même mis mes bras devant mon visage pour parer une éventuelle attaque de sa part pour se venger de ma blague. Et même si je la taquinais sur son âge plus avancé, c’était surtout une façon pour moi de me laisser aller un peu, et d’oublier les douleurs et la souffrance qu’on pouvait éprouver en ce moment. Une sorte d’échappatoire.

.ANGELUS




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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Dim 30 Juil - 18:22
          


Discuter avec Clary a ce côté plaisant et relaxant des anciennes amitiés que l’on a avec les personnes que l’on connaît depuis des lustres. J’ai toujours réussi à m’entendre avec les personnes de tous les âges, que ce soit maintenant ou dix ans plus tôt, aussi étrange que cela puisse paraître. Comme quoi, l’amitié ne connaît pas les barrières de l’âge. D’ailleurs Hayden avait l’habitude de se moquer de moi à cause de cela, me faisant souvent remarquer que je possède une vieille âme dans un corps de jeunette. « Merci Clary, je ne manquerais pas d’en parler à quelqu’un, que ce soit toi ou Jace. Pour mon fils c’est différent. Il reste mon fils et, bien qu’il ne sera pas un enfant éternellement, il y a des choses desquelles je chercherais toujours à le protéger. Mes pensées lugubres et débiles en font partie. » Mais ça, c’est le combat de chaque maman, essayer de toujours protéger ses enfants, quoi qu’il arrive, peu importe le temps qui s’écoule. Une maman reste toujours une maman.  Même une maman avec des attributs comme les miens qui ne servent maintenant plus qu’à faire joli. Je ne peux d’ailleurs m’empêcher de rire aux paroles de Clary. Elle a un sens d’humour qui me parle, je l’aime bien cette petite. « Oh tu n’as pas idée. Le nombre de fois que je me suis fait draguer par des hommes alors que j’étais perdue dans New York récemment… Je ne sais pas si le fait d’avoir des runes, bon on m’a dit que les tatouages étaient sexy, aide, mais c’est sûr que Marilyn et Betty ne passent pas inaperçues ! » Et je ris encore plus en me souvenant de ma séance d’entraînement slash restaurant chinois avec Jace et de ma révélation concernant les noms avec lequel mon mari avait baptisé mes seins.

Je souris lorsque la conversation revient vers Jocelyn et, bien que je ne sois pas dans la peau de Clary et que je ne peux pas imaginer ce que c’est que de découvrir ce monde de Chasseurs du jour au lendemain puisque je baigne dedans dès ma naissance, je sais ce que cela fait que de perdre sa mère et de ne plus avoir de parents sur qui compter. Même si cela remonte à plus de quinze ans, on n’oublie pas la douleur et encore moins la personne. Mais la vie est drôle ainsi : j’ai perdu ma mère quand j’ai gagné Alix et notre lien de Parabatai, j’ai perdu mon père quand j’ai gagné Hayden et le plus formidable des maris, j’ai perdu Hayden quand Leïf est devenu le plus compréhensif et adorable des fils. Et aujourd’hui j’ai perdu Alix, mais j’ai gagné plusieurs amis sur qui je sais que je pourrais compter pour très longtemps. « Tu sais, la naissance d’un enfant peut beaucoup faire changer les gens. Je l’ai bien vu lorsque Leïf est né. L’inquiétude de ta mère, bien qu’elle pouvait te sembler extrême, était légitime. Une mère s’inquiètera toujours pour son enfant. Et, bien que c’était certainement dur pour elle de tout laisser tomber et de s’exiler, surtout seule, et d’être une mère célibataire… » Je soupire. « Ce que je vais te dire là, je suis sûre à 200 % qu’elle te l’aurait dit aussi : ne pense jamais que tu lui a gâché la vie. Car un enfant est le plus beau cadeau qu’une mère chérira toujours. » Et je le pense vraiment. Puis je me rapproche un peu d’elle pour venir la serrer dans mes bras, espérant lui apporter un peu de confort même si je ne remplacerai jamais sa mère.

Mais son commentaire sur mes rides, bien que taquin, me fait reculer et je croise les bras sur ma poitrine en détournant la tête, faisant mine d’être vexée. « Mes rides sont la preuve de mon incommensurable sagesse, merci bien ! » Quelques secondes plus tard, je lui fais pourtant de nouveau face, souriant de toutes mes dents. « Ah, la Sigrune fougueuse et encore jeune… Et bien elle était très conne. Et elle tombait quand même dans les escaliers. Elle avait cette fâcheuse tendance à briser les règles, du moins au début. Elle était beaucoup plus maladroite et naïve aussi. Et elle était capable de s’enfiler une bouteille entière d’hydromel sans ciller. Elle détestait quand son père lui disait sans cesse que du sang viking coule dans leurs veines et elle n’écoutait pas ses parents. »Je fais une pause à ce moment, me souvenant très bien de la fois où mon père avait perdu un œil pour venir me sauver de mon premier démon. « Et la Siggy fougueuse et encore jeune se faisait appeler la Shieldmaiden de Chicago aussi. »

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Someone told me once that life is like a line. It has ups and downs, just like your life line on a heart monitor. It's not always great and it might seem like it's not worth it. But it is. Because the day the line becomes flat is the day you die.
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The Runic Girl

Je suis ici depuis le : 03/04/2016 et on me dit souvent que je ressemble à : Katherine McNamara . J'ai actuellement : 18 ans mais déjà : 6962 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 4255 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Tanya & Katerina .Je n'ai qu'un but dans la vie : : veiller sur ceux que j'aime. . Pour cela, je réside actuellement : à l'institut de NY tout en étant d'une humeur : heureuse. . Au fait, les crédits reviennent à : .ANGELUS

UNCONDITIONAL LOVE
Jace... Nous nous sommes éloignés l'un de l'autre pour de multiples raisons, et pourtant, quoi qu'on y fasse, quoi qu'on dise, on se retrouve de nouveau attiré l'un par l'autre. J'ai découvert pourquoi de mon côté. Je sais que je suis amoureuse de toi depuis le premier jour où j'ai croisé tes magnifiques yeux vairons. Maintenant j'ai juste peur. Peur que ce que je pense être réciproque ne le soit pas, peur de franchir l'étape qui me poussera à te confier mes sentiments pour au final ressentir à nouveau ce vide m'envahir.

ANCHOR IN THIS WORLD
Simon... Nous deux, nous avons traversé tellement de choses, tellement de moment drôle, triste, joyeux, énervant. Nous nous sommes relevés encore et toujours et nous le ferons à nouveau. Oui je ne suis plus avec toi, mais c'était pour ton bien, et le mien. Mais cela ne veut pas dire que je ne t'aime pas. Tu seras toujours l'un des êtres les plus importants dans mon coeur. Absolument toujours. Tu restes toujours dans ma vie, dans mon cœur, et je tiendrai toujours à toi plus qu'à ma propre vie.


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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Mer 2 Aoû - 17:35
          



« When you lose something you can't replace. »
feat Sigrune B. Blackfox


Il n’est pas facile de surmonter la perte de personnes qu’on peut vraiment aimer de tout notre cœur. Sigrune avait déjà perdu tant de personnes auxquelles elle pouvait tenir, et j’étais triste de voir qu’elle devait encore surmonter une nouvelle perte. Seulement, j’étais aussi heureuse de voir qu’elle acceptait mon aide ou encore celle de Jace. Certes nous ne pouvions pas remplacer les personnes perdues, mais nous pouvons être là en tant qu’amis pour la soutenir et l’épauler quand cela ne va pas bien mais aussi quand cela va. S’il y a une chose qui ne changera jamais avec moi, c’est que je n’abandonne pas mes amis, elle pourra toujours compter sur moi et j’étais contente qu’elle le comprenne. Bien entendu, quand j’avais évoqué son fils, je ne voulais pas lui dire de parler des choses qui font mal, mais bel et bien juste de lui parler, telle une mère parlant à son fils. Même si au fond, je sais que les chasseurs sont plus résistants aux mauvaises nouvelles, et qu’il arriverait à surmonter. Mais autant préserver son innocence encore bien chétive.

Mais j’avais fait en sorte de vite dévier la conversation vers quelque chose de plus amusant pour nous deux, quitte à parler des attributs féminins de Sigrune, je le reconnais. J’avais toutefois vite compris qu’elle n’était pas du genre très pudique et que cela ne la dérangerait pas d’aborder un sujet comme celui-ci, au contraire. Quand elle énonça les deux petits noms de ses seins, je me suis mise à rire de concert avec elle. Je ne m’étais vraiment pas trompée sur son ouverture d’esprit. « Marilyn et Betty ? Vraiment ? C’est très original comme prénom, elles doivent rendre des hommes bien heureux de par leur carrure imposante il faut l’admettre ! Quoi que comme tu dis, les runes sont aussi très sexy, il paraît que cela donne un petit quelque chose sauvage. Alors avec tes arguments je pense que tu as le combo gagnant quant à toi ! » dis-je en gloussant. Il fallait dire que moi, j’avais les runes mais pas les arguments de choc que pouvait avoir la jolie maman assise à côté de moi.

Evoquer le fait que j’étais responsable selon moi de l’exil de ma mère, de faire croire à sa pseudo mort pour vivre une nouvelle vie loin de toutes ses marques me faisait de la peine. Car au fond, ce n’était pas faux, j’étais celle qui avait déclenché sa fuite loin de Valentin, loin de Luke et de ceux qu’elle aimait. Elle aurait pu continuer à vivre une vie près de sa famille et ne pas perdre tout ce qui lui était cher. Je lui ai absolument tout volé. Mais les paroles de Sigrune me réconfortaient, elle savait ce que cela fait d’être maman. Certes elle n’avait pas le même parcours que ma mère, mais elle connait cela. Quand elle me serra dans ses bras, je lui rendis son étreinte encore plus forte, nichant mon visage dans son cou avant de me mettre à pleurer dans ce dernier « Mais c’est à cause de moi que tout est arrivé… Si elle n’avait pas été enceinte de moi, elle serait restée à Alicante auprès de ses parents et de ses amis. Elle n’aurait pas tout perdu. Si elle ne m’avait pas eu, elle n’aurait pas eu à vivre dix-huit ans dans la peur que mon géniteur de père ne nous retrouve, nous et la Coupe Mortelle, elle n’aurait pas eu à faire effacer mes souvenirs, à prendre des précautions, à s’inquiéter pour tout ce qui pouvait m’arriver. Si je n’étais pas là, elle n’aurait pas eu à réintégrer un monde qu’elle avait quitté, elle n’aurait pas bu cette fiole, elle n’aurait pas était réveillée, elle n’aurait pas été assassinée... Sans moi, elle aurait continué à avoir sa vie paisible Sigrune, du moins aussi paisible que c’était possible à l’époque. ».

Doucement mais sûrement je me calmais pour retrouver mon état d’esprit habituel et j’avais envoyé une petite pique taquine loin d’être méchante cependant. Je m’étais mise à glousser en voyant l’adulte devant moi faire semblant d’être vexée alors que cela se voyait pertinemment que ce n’était pas le cas. J’écoutais avec attention la suite de son discours tout en esquissant un sourire. La Sigrune jeune devait être super cool franchement, il suffit déjà de voir celle actuelle pour en être certain. « Ok… Tu n’as pas une ma chine à remonter dans le temps que je puisse la rencontrer la Shieldmaiden de Chicago ? Car franchement, elle m’avait l’air d’être vachement cool ! Non mais plus sérieusement, je me doute que tu as un peu changée depuis ta jeunesse avec le fait de devenir maman et donc d’être plus responsable, mais sache que la Sigrune d’aujourd’hui est elle aussi vraiment trop cool je peux te l’assurer. Je suis heureuse d’avoir fait ta rencontre, et pas seulement parce que tu connaissais ma mère et que tu peux m’en parler.. » Je marquais une pause avant de reprendre « Tu es une femme merveilleuse et super sympathique. Tu es restée jeune dans ta tête, et ne va pas penser que je dis que tu es vieille de corps hein ! Mais franchement, je suis contente d’avoir une personne adulte à qui parler de la sorte à cœur ouvert. Merci Sigrune d’être aussi gentille. » dis-je en la regardant dans les yeux, posant ma main sur son avant-bras. Bien entendu, je ne lui parlais pas de tout, comme de mes doutes en amour car déjà je ne voulais pas lui rappeler de mauvais souvenir avec son défunt époux. Mais rien que de pouvoir rigoler, cela me faisait beaucoup de bien et j’espérais bien que cela ne changerait pas entre nous deux.

.ANGELUS




My heart is yours, my lips are yours.

My half  I had a choice to do. And I choose you. Because I love you since the first time I saw your eyes, my heart became yours. I'm in love with you. I want to be with you and nobody else. But I'm scaring that you don't love me in the same way that I do. I'm not strong enough to tell you what I feel and take risk to ear a "Not me".

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Shieldmaiden of Chicago

Je suis ici depuis le : 18/01/2017 et on me dit souvent que je ressemble à : Hayley Atwell . J'ai actuellement : 36 ans ans mais déjà : 731 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : -195 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : C.-Olympe Wellington .Je n'ai qu'un but dans la vie : : protéger et voir mon fils grandir . Pour cela, je réside actuellement : New York City tout en étant d'une humeur : autodestructrice . Au fait, les crédits reviennent à : shiya

This ain't a song for the broken hearted × No silent prayer for the faith departed × And I ain't gonna be just a face in the crowd × You're gonna hear my voice when I shout it out loud × It's my life, it's now or never × I ain't gonna live forever × I just wanna live while I'm alive × It's my life × My heart is like an open highway × Like Franky said I did it my way × I just wanna live while I'm alive


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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
Jeu 17 Aoû - 19:21
          


Parler du passé, autant le mien que celui de sa mère, à ce petit quelque chose de rassurant. Comme quand on prend suffisamment de distance pour pouvoir tirer des leçons philosophiques et des morales sur une situation donnée. Que nos points de vue changent avec nos perspectives, que l’on se sent au final plus sage que ce que l’on a été, que l’on gagne en expérience et en maturité. Parler avec Clary n’est pas seulement un moyen de m’occuper l’esprit pour ne pas penser au décès de ma Parabatai, c’est aussi une façon de me rendre compte qu’après toutes ces années, j’ai quand même fait des choses bien dans ma vie, j’ai quand même progressé. Une sorte de bilan après toutes ces années, en somme. Et Clary a aussi le don de me faire sourire, chose que peu de personnes ont réussi à faire ces derniers temps. « Marilyn et Betty, mes éternelles partenaires de crime. » Je ne peux m’empêcher de rire à mes propres bêtises. « Combo gagnant ? Je ne vois pas de quoi tu parles… » Je fais mine de paraître innocente tout en secouant ma poitrine avant d’exploser de rire, tombant sur le lit, mon dos heurtant brutalement les draps alors que j’en pleure tellement ce que je viens de dire, et surtout faire, n’a absolument aucun sens. Mais rire me fait du bien et je continue de croire en la phrase qui dit qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Une sorte de devise, si on veut.

Pourtant, l’atmosphère bascule une nouvelle fois dans le côté lugubre lorsque Clary continue sur sa lancée en parlant de sa mère et de sa vie qu’elle a gâchée en venant au monde. Je me redresse sur mes coudes, tout sourire disparaissant de mon visage. Je comprends son point de vue, vraiment, mais il faut qu’elle arrête de penser ça. Alors je lui donne une petite tape sur la main pour attirer son attention. « Tu vas arrêter de penser ça tout de suite sinon je te mets la fessée. Certes, tu n’as pas choisi le jour ni les circonstances de ta naissance. Ni même tes parents. Et, même si la vie de ta mère aurait été différente si elle ne t’avait pas eu, tu n’en sais rien. Tu ne peux pas savoir ce qui se serait passé. Elle aurait peut-être aussi quitté l’Institut ou bien elle aurait pu périr lors d’une mission… on n’en sait rien et personne ne le saura jamais. Alors il faut que tu arrêtes de te dire que c’est ta faute, parce que ça ne l’est pas. Pas une seule seconde. Ça ne sert à rien de se demander ce qui aurait pu être, le voyage dans le temps, ça n’existe pas, alors basta. On arrête de se lamenter sur son sort et on accepte le fait qu’on ne changera pas le passé. Ce n’est peut-être pas la meilleure des résolutions, mais c’est tout ce qu’on a, il faut apprendre à faire avec. Et je te le répète : je suis persuadée que ta mère ne changerait rien, absolument rien si c’était à refaire. » Je soupire ensuite, me passant une main sur le visage. « Je sais ce que c’est que de regretter. Crois-moi, j’ai causé la perte de l’un des yeux de mon père. J’ai fait des erreurs. Et même si je ne peux qu’imaginer la vie de ta mère durant toutes ces années et que je ne pourrais jamais vraiment savoir ce que tu vis puisque je ne suis pas toi, je sais que se demander ce qui aurait pu être ou même se dire que nos parents ont fait des erreurs, ça sert à rien. Je suis loin d’être la mieux placée pour te faire ce genre de discours, mais ne regrette pas l’héritage qu’elle t’a laissé. Tu es une jeune femme formidable Clary. Et au lieu de regretter le sacrifice de ta mère durant toutes ces années, tu pourrais peut-être l’honorer ? Même si tu ne pourras jamais en parler avec elle, la remercier, ou que sais-je, tu peux l’honorer. Dans ton cœur, dans tes paroles, dans ton comportement. La seule personne qui avait le droit de regretter toutes ces années, c’est ta mère, puisqu’elle la vécue. Mais je suis certaine qu’elle ne regrettait rien. Absolument rien, elle t’aimait du plus profond de son cœur. Tu t’en rendras vraiment compte en étant un jour mère toi-même, mais il n’y a rien de plus importante aux yeux d’un parent que la protection et le bonheur de leurs enfants. Et ça, ça vaut tous les sacrifices du monde, crois-moi. »

Après cette tirade, qui m’a quelque peu essoufflée, je me recouche sur le lit, les yeux observant le plafond alors que mes doigts tracent l’endroit où se trouvait ma rune de Parabatai sur mon bras. Puis ils glissent sur ma main droite, là où se trouve encore celle de mariage que j’ai tenu à garder, contrairement à certaines autres runes qui disparaissent avec le temps comme les Iratze que j’ai arrêté de compter. Ses commentaires sur ma personne me font d’ailleurs rougir et je dois avouer que j’en verse même une petite larmichette. « Tu vas foirer mon maquillage, vilaine ! » Je lance en essuyant mes larmes d’un revers de la main. « Mais merci pour ces mots Clary. Je suis aussi heureuse d’avoir des personnes aussi aimables et généreuses sur qui je peux compter à New York et qui m’ont accueillie à bras ouverts. » Quitter Chicago ne fut pas aisé, surtout de prendre la décision de partir définitivement, mais je sais que New York est un bon endroit où vivre. Je sais que j’y serais bien et que mon fils y sera bien aussi. « Et merci de réussir à me supporter ! » J’ajoute sur une pointe d’humour. « Ah, j’ai hâte que mon fils arrive ici, il va s’y plaire. Ça lui fera du bien de changer de paysage et j’ai tellement hâte de le revoir ! D’ailleurs, je t’ai dit que je vais être transférée définitivement ici ? Et que mon fils va venir aussi ? » Après tout, je n’ai plus rien qui me retient à Chicago, sauf mon fils.

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Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]
          



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When you lose something you can't replace [Clary ♥]

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