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When you lose something you can't replace [Clary ♥]

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Shieldmaiden of Chicago

Je suis ici depuis le : 18/01/2017 et on me dit souvent que je ressemble à : Hayley Atwell . J'ai actuellement : 36 ans ans mais déjà : 574 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : -362 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : C.-Olympe Wellington .Je n'ai qu'un but dans la vie : : protéger et voir mon fils grandir . Pour cela, je réside actuellement : New York City tout en étant d'une humeur : autodestructrice . Au fait, les crédits reviennent à : shiya

When you try your best but you don't succeed × When you get what you want but not what you need × When you feel so tired but you can't sleep × Stuck in reverse × When the tears come streaming down your face × When you lose something you can't replace × When you love someone but it goes to waste × Could it be worse?


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MessageSujet: When you lose something you can't replace [Clary ♥] Ven 12 Mai - 20:06


La bouteille vide s’écrase contre le mur de l’Institut sur le coin d’une fenêtre. Sauf qu’elle ne s’explose pas comme je le veux, mais retombe sur le sol. Je peux la voir me narguer avec son éclat sarcastique. Non, ce n’est pas du tout l’alcool qui me fait halluciner. « Brittany, tu vas voir, abrutie. » Je chancelle en pointant la bouteille du doigt, mes cheveux bruns cachant par intermittence la moitié de mon visage alors que je titube en avant, en arrière, en avant, mais toujours sur mes pieds. Sans doute grâce à mes réflexes de Chasseuse et toutes mes runes. Je retiens un sanglot, ignorant un instant la bouteille alors que mon bras retombe le long de mon corps. Rien que le mot rune fait mal. Tellement mal que j’ai l’impression qu’on va m’arracher le cœur, que mes poumons vont sortir et soudain je ne peux plus respirer. Ce n’est pas la première fois que j’ai ce genre de petite crise. En fait, on dirait bien que je les enchaine depuis… zut, depuis… « C’est ta faute Brittany ! » Je hurle de nouveau, repointant mon index accusateur sur la bouteille qui n’a pas bougé. « P'tite truffe ! Pourquoi tu te casses pas ? C’est tout ce que je te demande ! Et c’est ta faute si je suis dans cet état ! » Je me rapproche, un pas tremblant après l’autre. Hayden m’a souvent dit que je suis hilarante étant bourrée. Hayden. Ça aussi c’est un autre mot qui fait mal. Mais mon esprit fatigué, bien trop fatigué, n’arrive plus à associer le prénom au visage. Tout ce dont il se souvient c’est que c’est un tabou temporaire. Parce que ça fait mal.

J’arrive enfin à atteindre la fenêtre, m’appuyant lourdement dessus. Une part de moi me dit que c’est un miracle que je sois encore debout après m’être enfilé cette bouteille d’hydromel presque cul sec. Mais l’autre part me dit qu’elle veut encore boire. Et que Brittany mérite qu’on lui refasse le portrait. Ça tombe bien, j’ai du rouge à lèvres dans ma chambre. Mon regard s’arrête un instant sur le ciel noir alors que je lève la tête. Je devrais être couchée. Et je devrais surtout me la fermer, pour ne pas réveiller les autres habitants de l’Institut. Mais je m’en fiche. Tellement profondément que je serai prête à montrer mon majeur à Maryse en personne si je la croise. Ma main gauche me frappe alors. Une pichenette, rien de bien méchant, mais je m’offusque contre ma propre main, la regardant comme si elle venait de me trahir, la surprise pure peinte sur mon visage. « Attends, tu viens de me frapper là ? » Mais bien entendu, ma main ne répond pas. Je continue de regarder ma paume durant de longues minutes, rapprochant progressivement mon visage, jusqu’à être pliée en deux. Et quand mon nez touche enfin ma paume, je murmure « Voilà, tu vois quand t’veux ! Les caresses c’est mieux ! » Je me redresse ensuite, un peu trop brutalement, et suis obligée de me rattraper au bord de la fenêtre pour ne pas tomber.

« Allez Brittany, il est temps de te rendre toute belle. » Je soulève la bouteille avant d’indiquer le toit de l’Institut de la main. « Et après, c’est bungee-jumping. Mais tu sautes toute seule. Et sans corde. » Je regarde la bouteille. « Me regarde pas comme ça, tu l’as cherché. » Petit à petit, pas lent après pas, je retourne à l’entrée de l’Institut. Il semblerait que j’ai légèrement décuvé puisque mon cerveau est moins embrumé et c’est comme si, instinctivement, je faisais moins de bruit. Je repère la silhouette d’un Chasseur non loin, vacant à ses occupations. Va falloir se la jouer discret, faut pas que les autres se rendent compte de mon état sinon je risque de faire une grosse bourde et de me faire renvoyer à Chicago. Je récupère la bouteille neuve d’hydromel qui bloque la porte d’entrée, je savais bien qu’une bouteille n’allait pas me suffire, et essaie de marcher le plus normalement possible. Heureusement, les autres Chasseurs semblent pris dans leurs surveillances et autres missions de routine et donc ne me prêtent pas attention. Une fois la grande salle traversée, je me dirige vers ma chambre, y attrape un rouge à lèvres bien pigmenté. Assise sur mon lit, je dessine un visage sur la bouteille et j’écris même Brittany autour du goulot. « Voilà, t’es parfaite chérie. Tu vas pécho toutes les autres bouteilles comme ça. » Je balance ensuite mon rouge à lèvres quelque part sur mon lit avant de quitter ma chambre et me diriger vers l’escalier le plus proche. En chemin, j’ouvre la nouvelle bouteille et ne lève pas assez haut le pied. Ce qui fait que je m’étale au pied de l’escalier alors que j’étais en train de boire, versant l’équivalent d’un bon shooter dans mon décolleté alors qu’un bleu commence à se former sur mon menton. « Brittany vilaine ! Qu’est-ce qui t’as pris de me faire un croche-patte ? » Je hurle, oubliant complètement que des gens peuvent dormir à côté.

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All those memories She had water in her eyes She cried "Stay with me!" But how can this be love if you're leaving me But Darling love's to blame And I can't see you right now 'Cause my heart just can't take it Can't be near you right now 'Cause I know you're no longer mine I can't see you
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The Runic Girl

Je suis ici depuis le : 03/04/2016 et on me dit souvent que je ressemble à : Katherine McNamara . J'ai actuellement : 18 ans mais déjà : 6378 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 3606 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Tanya & Katerina .Je n'ai qu'un but dans la vie : : veiller sur ceux que j'aime. . Pour cela, je réside actuellement : à l'institut de NY tout en étant d'une humeur : heureuse. . Au fait, les crédits reviennent à : .ANGELUS

SMILE TO PRETEND
THAT ALL IS WELL

Death & Liars...Paraître forte, voilà la chose que je sais si bien faire. Je souris aux gens que j'aime, je leur fais croire que tout va bien.  Pourtant, c'est loin d'être le cas. Beaucoup de choses ont changées dans ma vie, certaines en bien mais trop en mal. On m'a menti sur qui j'étais pendant dix huit années, sur ma véritable nature, sur mon père, sur mon frère.. Mentir, voilà ce qu'on m'a infligé et pourtant, je continue de perpétuer la tradition. Je mens à mon tour sur ce que je ressens, sur ce qui me fait souffrir et sur mes désirs inassouvies.

INTOXICATING CONNECTION
Jace... Je me suis éloignée de toi car je te pensais de mon sang. Il s'avère que j'ai fait cela pour une raison qui n'avait pas lieu d'être. Nous ne sommes pas liés de cette façon. Ton parfum que j'aime tant me réconforte à chaque fois qu'il baigne dans l'air. Je me sens en sécurité dans tes bras, mon cœur bat la chamade quand mon regard se perd dans le tien, ma peau frémit au contact de la tienne. Je t'ai dans la peau, à vrai dire, je t'ai toujours eu dans la peau et je crois que jamais rien ne pourra changer cela. Peu importe la distance qu'on prendra l'un à l'égard de l'autre, j'aurai toujours le besoin de toi et de notre connexion que personne ne peut comprendre.

ANCHOR IN THIS WORLD
Simon... Nous avons traversé tant de choses tous les deux. Nous avons grandi ensemble, vécu les mêmes choses, et nous nous sommes toujours soutenus dans les épreuves les plus difficiles. J'ai besoin de toi, de t'avoir à mes côtés pour me sentir vivante. Te voir sourire, me fait sourire. Te savoir heureux, me rend heureuse. Nous sommes un couple à présent, et je vois bien le bonheur que cela te procure. Un bonheur que tu mérites et qui ne doit pas être brisé. Je le sais, et cela doit devenir mon devoir quoi qu'il en coûte.


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MessageSujet: Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥] Mer 17 Mai - 15:00



« When you lose something you can't replace. »
feat Sigrune B. Blackfox

Parfois, cela fait du bien de s’éloigner un peu du monde qui nous entoure, de retrouver des repères alors enfouis et presque oubliés. Ces derniers temps, je ne m’étais pas assez accordée de temps pour moi-même. Beaucoup de choses encombraient mon esprit fatigué par les dernières péripéties. Je crois bien que jamais je n’avais eu une vie aussi mouvementée, et ce n’était pas prêt de s’arrêter là. Dès que les choses commençaient à se calmer, un nouvelle venait tout chambouler sur son passage, ravageant chaque pierre relativement stable que j’essayais de construire jour après jour. La dernière en date était le fait que Valentin nous avait menti à Jace et moi. Nous n’étions pas frère et sœur et cela changeait beaucoup de choses. Il ne m’était déjà pas évident de garder mes distances avec Jace, malgré le fait que je nous pensais frère et sœur. Mon corps réagissait à sa présence sans que je ne puisse le contrôler. Du moins, je gardais une part bien qu’infime de contrôle qui s’envola totalement quand je sus qu’il n’y avait plus cette frontière du sang entre nous. Ce que je fais est mal, je le sais, mais je ne peux pas m’arrêter. C’est bien plus fort que moi, car malgré tout ce qui a pu se passer entre nous depuis que je le connais ; cette connexion que j’ai ressentie dès le premier regard n’a jamais disparu. Et je sais qu’à me laisser aller, je pourrai faire du mal à plus d’une personne autour de moi. Et je tente tant bien que mal de me contrôler, je fais tout pour, mais j’ai peur de faillir, j’ai peur de ne pas réussir à faire ce qui est pourtant juste.

Mais ce n’était pas la seule chose qui me peinait et me garder les yeux grands ouverts la nuit. Il y avait aussi cette perte dont je ne me relevais pas en réalité. Ma mère, à peine l’avais-je retrouvée, qu’elle m’était de nouveau arrachée, cette fois-ci sans retour possible. Face aux autres, je me montre forte, je fais comme si tout allait bien et que j’étais passé au-dessus de tout cela. Seulement, je n’y arrive pas. Au fond, je suis emplie de tristesse et de regrets. Je regrette de ne pas avoir passé plus de temps avec elle, de ne pas l’avoir écouté me raconter ses histories, ne pas l’avoir plus serré dans mes bras. Je regrette d’avoir passé une partie de son temps à nous disputer. Je regrette de ne pas avoir pu la sauver. Mais cela, je ne peux en parler à personne. Je ne veux pas qu’on me prenne en pitié. Alors je garde pour moi toutes ses émotions, même si je devrais en parler, je n’y parviens pas.

Encore une nuit à regarder New York illuminée depuis ma fenêtre grande ouverte. Quelque part, cela m’apaisait de regarder cette ville et le flot continue des personnes qui continuent toujours à avancer sans relâche, sans regarder derrière eux. J’aimerai être capable de la même force, mais je ne m’en sens pas encore capable. Un grand fracas venant du couloir me sortit de ma léthargie. Jetant un œil dehors, je remarquais Sigrune allongée aux pieds de l’escalier, elle était totalement saoule, cela se voyait d’ici à sa façon de se tenir et surtout de parler en criant. Certains chasseurs avaient sorti la tête de leur chambre pour voir qui les empêchaient de dormir. Rapidement, je me rendis vers Sigrune avant de l’aider à se relever. Jetant un regard aux autres chasseurs, j’adressais mon plus beau sourire « Retournez dormir. Je vais m'en charger. ». Ils bronchèrent un peu avant de retourner à leurs lits douillets alors que je reportais mon attention sur celle qui fut une amie de ma mère avec un sourire compatissant. En effet, j’avais appris que son ancienne parabatai, pour qui elle avait tout le chemin jusqu’à New York, laissant son fils à Chicago, était décédée il y a peu dans la lutte avec Valentin. Même si je ne conçois pas qu’on rejoigne mon géniteur, je ne peux pas non plus souhaiter la mort à ces personnes-là.

Passant mon bras autour de sa taille pour la maintenir un minimum debout, je nous dirigeais vers sa chambre. Une fois devant, je parvins avec difficulté à la faire entrer et l’allonger sur son lit, le tout après avoir refermé la porte derrière nous. Je lui pris également sa bouteille et alla vider son contenu dans l’évier de la salle de bain. Je me posais ensuite à côté d’elle dans le lit et la regarda d’un air compatissant « Sigrune, je comprends tout à fait pourquoi tu fais cela. Et je suis sincèrement désolée pour la perte d’Alix. Mais ce n’est pas la solution de te mettre dans de pareils états. Pense à ton fils, aimerais-tu qu’il te voit ainsi ? Qu’il voit sa maman de la sorte ? ». Je remarquais ensuite que ses vêtements empestaient l’alcool et poussa un soupire avant de me lever et de sortir un haut ample et un pantalon de sport que je posais sur le meuble de la salle de bain. Puis je sortis une serviette pour qu’elle puisse s’essuyer tout à l’heure. Une fois de retour dans la chambre, je la fixais avec un tendre sourire « Allez va te laver. Car franchement, l’odeur n’est guère plaisante à sentir. ».

.ANGELUS




BECAUSE NOTHING IS SIMPLE IN LIFE

Jace & Simon... I need both of you. You are essential to my life, of a way that you can't imagine. My feelings are so complicated to you, that i'm sick to resent it. I hate myself because I know that a choose will be done and I will hurt one of you so strong that he will probably hate me forever.
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MessageSujet: Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥] Mar 30 Mai - 15:08


Un instant, je suis en train de menacer de mort Brittany et le moment d’après me voilà en compagnie de Clarissa, qui m’aide d’ailleurs à me remettre debout. « Yo, Clary ! Comment ça va ? » je lui lance, enjouée, ignorant complètement le bordel que je viens de faire, autant en matière de bruit que sur les ruines de mon haut. Sauf que mes vaines tentatives d’amusement passent toutes à la trappe et le regard déterminé de Clary ne signifie qu’une chose : elle ne va pas partager mes bêtises. Je ne proteste que quelques secondes lorsqu’elle me fait avancer dans une chambre, moi qui voulais me rendre sur le toit pour achever Brittany. Et non, je n’allais pas tomber du toit, j’ai un très bon équilibre, merci bien. « Faut qu’on aille sur le toit, Clary. Faut punir Brittany, elle a été très vilaine. » Mais de nouveau, elle fait la sourde oreille et je me résous à son silence pour le reste du trajet, essayant quand même de marcher toute seule, même si mes pieds ont décidés de danser la salsa sans se mettre d’accord sur qui va où. Je ne me rends compte que nous sommes dans ma chambre que lorsqu’elle m’allonge sur le lit et que je reconnais la photo sur ma table de chevet, l’un des rares objets sentimentaux que j’ai tenu à ramener de Chicago. Mon fils se trouve sur la photo, ainsi que mon défunt mari et moi-même, l’entourant. Puis juste à côté se trouvent Alix et son mari à elle, du temps où nous formions tous une grande famille heureuse. Pendant que Clary a disparut faire je ne sais quoi dans ma salle de bain, je gigote sur le lit, mon corps ayant décidé de ne pas agir normalement, jusqu’à atteindre le cadre contenant la photo. D’un geste brusque, je le plaque sur le bois de la table basse, faisant disparaître les visages souriants alors que je sens les larmes monter. Trois phrases écrites sur le dos de la photo attirent pourtant mon attention. « Je te reviendrai, qu’importe le temps et les faits. Je ne t’oublie pas, où que tu sois. Et je prierai avec ferveur pour que les anges t’aient en leur faveur. » Ces trois phrases que mon père me chuchotait avant de dormir, ces phrases que je partageais avec Alix avant chaque mission, ces phrases que j’ai répétées encore et encore à Leïf pour qu’elles soient gravées dans sa mémoire… Ces trois phrases qui sont, en quelque sorte devenues la devise de ma famille… Je me retiens de ne pas déchirer la photo et m’éloigne de la table basse, m’asseyant sur le bord du lit le plus loin possible.

Le monde a fini de tourner lorsque Clary est de retour dans la pièce, s’asseyant à mes côtés. Lorsqu’elle mentionne Alix, je baisse la tête sous les réprimandes, comme si j’étais de nouveau une gamine de cinq ans qui vient de faire une grosse bêtise. Ce qui est complètement paradoxal, vu notre différence d’âge. C’est elle qui devrait faire la fête et moi qui devrait lui faire la leçon. Mais le monde est étrange parfois. L’entendre parler de mon fils me fait immédiatement décuver et je lance un regard timide vers le cadre photo baissé sur ma table de chevet. « Tu as raison, Leïf serait inquiet et il ne sera pas du tout fier de moi. » Il aurait sans doute honte que je me sois rabaissée de la sorte. Je hoche la tête quand elle me conseille d’aller me laver. Je peux sentir l’odeur maintenant aussi et ça me donne envie de vomir. Pourquoi en suis-je arrivée à ça ? Je me lève donc après un moment, traînant des pieds jusqu’à la salle de bain comme un animal blessé. « Il ne sait pas encore pour Alix » je lance ensuite à Clary. « Et je n’ai pas la moindre idée de comment je vais lui annoncer que sa bonne à rien de mère n’a pas réussi à ramener sa tatie chérie à la maison. »

Sur ces mots, j’entre dans la salle de bain et ferme la porte avec mon pied, ne remarquant pas qu’elle ne se ferme qu’à moitié. Il me faut cinq bonnes minutes pour enlever mes chaussures, mon pantalon et mon haut et c’est en me redressant que mon regard emprisonne mon reflet dans le miroir. Je me vois soudain en sous-vêtements, pourtant ce ne sont pas les traces du temps sur ma silhouette autrefois fine et athlétique qui m’interpelle, mais plutôt la pâleur de ma peau entourant toutes mes runes et cicatrices. Certaines ont bien guéries, d’autres sont fraîches, d’autres encore ne disparaitront jamais. Échouée parmi mes vêtements comme une baleine sur une plage, je m’approche du miroir, prête à l’arracher du mur à cause de l’image qu’il me renvoi et qui, là tout de suite, me dégoute. Pourtant, au moment où mes mains se referment de chaque côté du cadre, mon regard perçoit la rune au-dessus de mon sein gauche, celle que j’ai obtenue exactement dix ans auparavant. Je lâche le miroir qui se replace automatiquement et sans bruit contre le mur, n’étant pas tombé de son clou et ma main droite vient palper la peau de mon bras gauche, cherchant sur l’épiderme une certaine trace qui me brûle encore aujourd’hui. Il n’y a rien pourtant, pas la moindre marque de chair brûlée, aucun symbole qui a régit plus de la moitié de ma vie, pas de souvenir physique que mon lien avec Alix a un jour existé. Tous mes combats sont présents sous forme de cicatrices ou de runes, mon union et mon amour pour Hayden sont visibles avec ma rune de mariage au-dessus de mon cœur, pourtant ma rune de Parabatai avec Alix n’est plus là. Comme si elle n’avait jamais existé.

Le sol se dérobe alors sous mes pieds, genoux rencontrant la surface rêche du tapis de bain alors que ma tempe heurte légèrement la surface dure de l’évier. Mais la douleur, même infime, qui finira pas exploser dans ma tête n’est rien comparée à celle qui me ronge la poitrine. La seule chose qui s’échappe de mes lèvres est un sanglot rauque, un plaidoiement de détresse alors que je serre ma poitrine, pliée en deux sur le sol de ma salle de bain, de chaudes larmes glissant sur mes joues malgré mes yeux fermés et ignorant complètement que la porte est à moitié ouverte et que Clary est encore là.

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Simon... Nous avons traversé tant de choses tous les deux. Nous avons grandi ensemble, vécu les mêmes choses, et nous nous sommes toujours soutenus dans les épreuves les plus difficiles. J'ai besoin de toi, de t'avoir à mes côtés pour me sentir vivante. Te voir sourire, me fait sourire. Te savoir heureux, me rend heureuse. Nous sommes un couple à présent, et je vois bien le bonheur que cela te procure. Un bonheur que tu mérites et qui ne doit pas être brisé. Je le sais, et cela doit devenir mon devoir quoi qu'il en coûte.


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MessageSujet: Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥] Dim 4 Juin - 22:08



« When you lose something you can't replace. »
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Il fut très rare où j’avais pu côtoyer des personnes totalement saoules ; et je ne m’attendais certainement pas à ce que Sigrune fassent un jour parti de ce peu de personnes que j’aurai vu dans un tel état. Et pourtant, voilà que j’étais là, à l’aider à regagner sa chambre alors qu’elle m’expliquait qu’il fallait punir une certaine Brittany pour ses bêtises. Il ne m’avait pas été difficile de deviner que cette Brittany comme elle se prenait à l’appeler, n’était nul autre que sa main. Ce fut dans un soupire que je continuais mon chemin jusqu’à sa chambre, veillant à ne pas entrer dans son jeu et à lui donner matière à le continuer. Il ne me fut pas évident de l’amener jusqu’à la destination, il faut dire qu’elle ne faisait rien pour me faciliter la tâche. Pendant mon absence dans la salle de bain à lui préparer sa douche, j’entendis un bruit sourd, je me demandais bien ce qu’elle pouvait faire. Mais il ne me semblait pas qu’elle se soit fait mal, sinon, elle aurait poussé au moins un grognement.

Une fois de retour à côté d’elle, je me posais contre elle, cherchant à la calmer et lui faire comprendre que ce n’était pas en se rendant malade qu’elle ramènerait Alix. D’autant plus que son fils n’aimerait pas la voir dans cet état. J’étais presque contente de constater qu’elle décuvait un peu, qu’elle reprenait ses esprits pour réaliser que j’avais raison. Son regard tourné vers le cadre photo à présent face contre le bois, je comprenais d’où venait le bruit de tout à l’heure. Sans pour autant répondre immédiatement, je m’approchais de la table de chevet pour redresser le cadre photo correctement, avant de me tourner vers elle et de lui sourire timidement « Bien entendu qu’il serait inquiet, on le serait tous à voir notre maman dans un tel état. C’est bien pour cela que tu dois te ressaisir Siggy... ». Mais quand elle m’annonça que son fils n’était pas encore au courant de la disparition de sa tante, je réalisais à quel point ce n’était pas une situation aisée que d’annoncer la mort d’une personne proche à son propre enfant. D’un air compatissant, je posais mon regard sur elle, demeurant assise sur le lit avant d’afficher un doux sourire « Premièrement, tu n’es pas une bonne à rien Sigrune. Arrête de penser cela. Tu n’y es pour rien, et tu as fait tout ce que tu pouvais pour la sauver. C’est elle qui a fait un choix, bien que désespéré… Ensuite, il n’est jamais aisé d’annoncer la mort de quelqu’un qui nous fut aussi proche.. Pourtant, je ne doute pas que tu trouveras les mots, et que tu sauras comment agir avec lui le moment venu. Tu es sa mère, et tu as cela dans le sang. Ensemble, vous surmonterez cette perte, il vous faudra un peu de temps. Mais le temps guérit toujours les blessures aussi profondes soient-elles. » avais-je fini par dire, ayant du mal à dissimuler ma propre tristesse.

Perdue dans mes propres pensées douloureuses, ce fut le bruit reconnaissable d’un choc puis d’un second au sol que me ramena à la dure réalité. Le tout s’ensuivit rapidement de sanglots et c’est là que je compris. Elle s’effondrait comme moi j’avais pu le faire en découvrant le corps inanimé de ma mère. Le cœur serré, je n’avais pas hésité un instant avant de me rendre dans la salle de bain. Fort heureusement, elle n’avait pas clos la porte de celle-ci. C’est là que je la vis, recroquevillée sur elle-même à même le sol, pleurant à chaudes larmes. Elle avait beau être en sous-vêtements, sur le moment, mes pensées ne s’y attardèrent pas là où dans un autre moment, la chose aurait pu paraître gênante. Je ne voyais là plus mon  amie, celle qui avait été celle de ma mère bien des années plus tôt, qui souffrait de la perte d’une personne proche. Je me décidais alors à m’approcher d’elle. A genoux, je la serrai immédiatement dans mes bras aussi fort que je le pouvais pour lui montrer qu’elle n’était pas la seule à cet instant. Après quelques instants, je me décidais à prendre la parole avant de caresser doucement sa joue, telle une mère le ferait avec son enfant, quand bien même ici, c’était elle qui était en âge d’être ma mère. Mon regard chercha le sien, la forçant presque à me regarder dans les yeux « Tu sais Sigrune, je n’en parle jamais à mes proches. Mais je sais ce que cela fait de perdre une personne qui nous est très importante. Oh bien sûr, le lien de parabatai est très puissant, et je ne connaitrais jamais ce que cela représente exactement. Mais perdre une personne de notre famille, ça je connais.. Alix était avant tout comme une sœur pour toi, n’est-ce pas ? Tu la connaissais depuis des années voire comme si c’était depuis toujours. Tu t’en remettras je te le promets. Cela sera très dur, je ne peux pas te le cacher. Mais le temps passera, et viendra panser toujours plus cette blessure. Elle ne disparaitra jamais, il y aura toujours ce vide en toi. Un vide que personne ne pourra combler… Mais tu n’auras pas le choix que de continuer à avancer, pas seulement pour toi, mais aussi pour toutes ses autres personnes qui comptent sur toi pour continuer dans la vie. En aucun cas tu ne dois t’autodétruire. Cela n’a jamais ramener personne et ce n’est pas aujourd’hui que cela commencera crois-moi… Même si j’aimerai vraiment… » Je marquais une petite pause en baissant mon regard cette fois-ci avant de reprendre d’une voix dont je tentais de contrôler les sanglots comme à chaque fois où je pensais à ma mère « Il faut juste continuer à avancer et à s’accrocher. Car même si le présent est sombre et douloureux. L’avenir ne pourra jamais être pire et ton fils est la promesse d’un avenir meilleur. Fais le pour lui. Ressaisis toi pour lui Siggy. »

.ANGELUS




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MessageSujet: Re: When you lose something you can't replace [Clary ♥]



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