I always want what I cannot have ♦ Oly

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The Purple Lamia

Je suis ici depuis le : 16/02/2017 et on me dit souvent que je ressemble à : Felicity Jones . J'ai actuellement : 313 ans mais 26 en apparence ans mais déjà : 130 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 270 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Sigrune B. Blackfox .Je n'ai qu'un but dans la vie : : la richesse . Pour cela, je réside actuellement : Manhattan, Sugar Hill tout en étant d'une humeur : généreuse, profitez en . Au fait, les crédits reviennent à : shiya

Surnoms et noms portés : Diana, Queen Anne, Olivia, Olympia, Lady Britain, Louiza, Scarlett


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Mes conquêtes notables :
- Philippe Hamilton, noble britannique (mari de 1731 à 1733), décédé dans un "accident" de calèche
- William Ferrier, noble britannique (mari de 1735 à 1740), empoisonné
- Pierre-Martin Lavalette, médecin (mari de 1750 à 1760), décédé d'une crise cardiaque
- Bogdan Romski, roi des tsiganes puis ambassadeur polonais en Russie (mari de 1775 à 1776), fusillé par Catherine II de Russie
- Samuel Newman, joaillier (mari de 1779 à 1783), décédé aux Etats-Unis durant la guerre d'indépendance
- Teddy Banner, noble britannique / dealer d'opium (mari de 1789 à 1804), décédé d'une overdose (opium + brandy)
- Thomas Barnes, rédacteur en chef du The Times (mari de 1824 à 1827), décédé de vieillesse à l'âge de 71 ans
- Marcel Dubrai, banquier français (mari de 1832 à 1838), assassiné par un certain vampire
- Connor Lang, garde royal de sa Majesté (mari de 1855 à 1857), étouffé et blessé par les sorts de protection de l'atelier
- Diego Belados, fournisseur espagnol de nacre philippin (mair de 1871 à 1878), mort d'ivresse à l'âge de 55 ans
- Medhi Hellik, professeur d'université indien (mari de 1880 à 1883), mort de vieillesse à l'âge de 63 ans
- Harry Houdini, magicien hongrois (amant de 1884 à 1888), décédé en 1926
- Arthur Conan Doyle, écrivain britannique (amant de 1884 à 1910 puis de temps en temps jusqu'en 1930), décédé en 1930
- Daniel Carter, musicien britannique (mari de 1889 à 1892), s'est suicidé
- Benjamin Stamford, ingénieur américain chez Ford (mari de 1908 à 1912), torturé à mort
- Liam Thompson, soldat américain (mari de 1938 à 1940), mort au front en France durant la Seconde Guerre Mondiale
- Giorgio Esperado, scientifique italien spécialisé en astronomie (mari de 1955 à 1960), mort d'un AVC
- Juan Deluna, peintre brésilien (mari de 1976 à 1978), disparu en Amazonie en 1978 et considéré mort
- Crystal Evans, actrice américaine (femme de 1991 à 1995), morte d'un cancer du sein


Journal intime
Mon statut: Libre. Toujours.
Mes Amours, mes Amis, mes Emmerdes:
Je suis: Disponible. Propose moi une idée !
- Shadowhunters -




I always want what I cannot have ♦ Oly
Jeu 16 Fév - 23:22
          



Prénom : Cybèle-Olympe (Oly pour les intimes)
Nom : Wellington (auparavant Hamilton, Ferrier, Lavalette, Romski, Newman, Banner, Barnes, Dubrai, Lang, Belados, Hellik, Carter, Stamford, Thompson, Esperado, Deluna, Evans)
Date de naissance : À Birmingham le 18 juin 1703
Âge : 26 ans en apparence / 313 ans en réalité
Métier / Études : joaillière / experte en bijoux de toutes sortes et en pierres précieuses
Statut civil : veuve et célibataire
Orientation sexuelle : bisexuelle avec une préférence pour les hommes
Groupe : Enfants de Lilith (fille du démon supérieur Armaros)
Avatar : Felicity Jones

Cybèle-Olympe Wellington


Mon caractère de vipère

« La petite Diana (nous ne connaissions pas son nom, alors la Sœur Supérieure l’a baptisée ainsi) a toujours été une enfant turbulente. Quelqu’un l’avait abandonnée sur le palier de notre chapelle lorsqu’elle était âgée d’à peine quelques semaines. Nous n’avons jamais retrouvé ses parents et je pense que c’est l’une des raisons pour lesquelles elle a toujours eut ce côté rebelle. D’un côté, elle refusait toute forme d’autorité, mais de l’autre, elle cherchait désespérément à découvrir ses origines. Elle se faisait une image parfait, presque sainte, de sa génitrice. Elle espérait tellement pouvoir la rencontrer un jour, pensant qu’il y avait une bonne raison pour laquelle elle avant été abandonnée. Je n’ai pas eu le courage de lui dire qu’il y avait peu de chance que sa mère soit autre chose que l’une des prostituées du port… »
Sœur Lucy de la chapelle de Birmingham, Angleterre
Témoignage recueilli en 1715 dans le document « En mémoire des Enfants de la Paroisse »




« Aujourd’hui, j’ai découvert quelque chose d’étrange dans la cargaison. Une gamine. Violente et sauvage, elle a mordu Billy quand il l’a approchée. On aurait dit qu’elle n’avait jamais vu la civilisation, vu à quel point elle était méfiante. On l’a balancée par-dessus bord. Elle est revenue à la nage. Je n’avais jamais vu un p’tit truc aussi entêté. Comme si le but de sa vie c’était d’atteindre les Caraïbes. Elle a lavé le pont jusqu’à la fin du voyage et en échange, on lui a filé une chopine de flotte et une gamelle. Heureusement que ça bouffe pas beaucoup.»
Henry Johnson, Capitaine du Saint John
Témoignage recueilli en 1713 dans le journal de bord du Capitaine




« […] Je te le répète Marie, je ne suis point contente de la fiancée de Philippe. Cette Olympe Wellington, sortie de je ne sais où, cette pimbêche prétentieuse qui se croit tout permis a complètement ensorcelé ton frère ! Juste parce que sa famille possède une riche plantation dans les Caraïbes et est associée avec le Gouverneur Rogers ne signifie rien ! J’ai bien vu la façon dont elle observait le manoir et notre fortune, je connais ce regard gourmand. Elle a de l'ambition cette petite, trop d’ambition. J’espère que ton frère réussira à la canaliser, sinon je n’ose penser au futur de notre famille. […] »
Elizabeth Hamilton, bourgeoise britannique
Extrait de correspondance du 23 mars 1731 de Mrs Hamilton à Mrs Brudge




« Cher journal,

Mama m’a conseillé d’écrire un journal intime afin de ne rien oublier, de me souvenir de tout ce qui se passe. Elle dit que je serai un jour à la tête de la plantation, c’est pourquoi je dois prendre l’habitude de tout noter. Pour me souvenir et apprendre de mes erreurs, elle dit. Alors me voilà et la première chose dont j’ai envie de parler, c’est de Madame Wellington. C’est à elle qu’appartient la plantation. Y’a son portrait accroché dans la salle principale, la seule salle où viennent les invités. Madame Olympe délègue la plantation à mama, c’est pourquoi on ne la voit jamais. Mama dit qu’elle est dans l’autre monde, par-delà l’océan, dans le pays qu’on appelle « la terre des Anglais », là où il n’y a pas de nègres. C’est Madame Olympe qui m’a appris à lire et écrire, elle a toujours été très gentille, malgré la courte durée de ses visites. Elle nous a libérées, mama, moi et toute ma famille, nous ne sommes plus des esclaves. Les autres blancs des autres plantations n’aiment pas ça et nous méprisent encore plus. Mais mama m’a dit que c’est mieux que d’être esclave. Mama aime beaucoup Madame Olympe et prend grand soin de la plantation pour elle. Elle passe une heure tous les jours à nettoyer son portrait avec le plus grand soin. J’admire beaucoup Madame Olympe, elle est si belle et élégante. Elle sourit toujours quand elle est uniquement avec nous alors que son visage se fait dur quand elle négocie avec les autres blancs. Ils ne l’aiment pas beaucoup, surtout les espagnols. Ils disent qu’elle n’est pas normale. Ils la comparent souvent à un serpent. Mais moi, je l’aime bien Madame Olympe, c’est elle qui m’a donné mon prénom quand elle m’a libérée. Avant, je n’avais rien. Je n’étais rien. »
Delphine, ancienne esclave travaillant à la plantation Wellington à Cuba
Extrait du journal intime de Delphine Smith de 1733




« […] Je te jure, Clémence, Madame Wellington est d’un tel raffinement ! Elle possède la joaillerie dont je t’ai parlé, il n’y a que des trésors là-bas ! Je suis certaine que ton fiancé pourrait y trouver le bijou de tes rêves pour fêter votre anniversaire. Très professionnelle, Madame Wellington connaît les pierres précieuses et les affaires, elle saura te conseiller. Dès que je suis entrée, elle a su m’indiquer les pierres qui iraient le mieux avec mon teint, la couleur et la nature de mes cheveux, mon statut et la forme de mon visage. Elle a touché dans le mille ! Presque comme par magie ! C’est une experte, je peux te le confirmer. De plus, elle est très attachée à la cause féminine et possède une grande expérience et expertise. Elle est très charmante et d’une telle élégance ! Je te connais, alors je dois te prévenir : ne lui parle pas de ton cousin et d’à quel point ils iraient bien ensemble, elle vient de perdre son mari […] »
Charlotte Delongchamp, dame de la haute société française
Extrait de correspondance du 15 avril 1892 de Mme Delongchamp à Mrs Stevenson




« […]Ce qui s’est déroulé dans cet appartement est tout simplement macabre. La scène entière dégageait une atmosphère cruelle, machiavélique, sadique, presque vengeresse. Les corps de Monsieur Stamford et une certaine Julia Banks ont été retrouvés brûlés, cependant l’autopsie a révélé des plaies et des hématomes sur les corps. Il y aurait donc eu des coups échangés avant la mort. La police poursuit actuellement la piste d’une potentielle dispute de la paire qui aurait mal tournée et les investigations sont encore en cours. Quant à la veuve de Stamford, cette dernière n’était pas sur les lieux lors de la mort de son mari, elle se trouvait à l’hôpital central après sa rescapée inespérée du Titanic. Elle fut immédiatement retirée de la liste des suspects et a prétendu que Julia Banks était une amie fidèle du couple, venant leur rendre visite toutes les semaines. Elle n’aurait jamais suspecté son mari d’infidélité et pourtant des objets compromettant ont été retrouvés sur le lieu du crime […] »
Elias Finn, journaliste en relation avec la NYPD
Extrait du New York Times du 28 avril 1912



Un événement de ma vie
Un claquement de doigts, quelques mouvements rapides des mains et me voilà à Manhattan. Il est vrai que je n’étais pas loin, mais tout de même, il était hors de question que je transporte toutes mes affaires. Pourquoi se prendre la tête quand on peut utiliser la magie ?

C’est donc en quelques minutes que mes affaires se retrouvent dans mon nouvel antre à Sugar Hill, dans le Upper Manhattan. Je n’allais tout de même pas m’installer à Harlem, il ne faut pas pousser mémé dans les orties comme diraient certains. Il y a trois raisons qui m’ont poussée à déménager. L’ennui en premier lieu, il reste mon pire ennemi. Ensuite, la menace de ce foutu Chasseur d’Ombre, Morgenstern. Je ne suis pas spécialement lâche et je n’ai certainement pas peur de ce minable, mais le danger reste présent. Et je ne souhaite pas l’affronter seule. D’où ma troisième raison : mes amis. Aiden en premier lieu, que je considère encore à ce jour comme étant mon meilleur ami depuis des siècles et Magnus. Entre sorciers, il faut bien s’entraider non ? Et j’ai toujours été sur de bons termes avec lui.

Je ne prends qu’une seconde pour vérifier que la porte est bien fermée avant de protéger mon nouvel appartement avec quelques sorts. On m’a souvent dit que j’étais parano avec la protection de mes biens matériels, mais que voulez-vous, avec une fortune comme la mienne… Je passe ensuite mon appartement en revu, vérifiant que tout est bien arrivé et surtout au bon endroit. Moi maniaque et obsédée par l’ordre ? Pas du tout. Je recherche simplement la meilleure qualité, la plus grande optimisation. Tout doit être parfait et pas autrement.

Le hall d’entrée est bien en ordre et assez banal, il ne mérite pas que je passe plus de temps à l’observer, malgré l’immense miroir orné de dorures du 17ème et la petite table en acajou qui vaut une fortune. Le premier salon, celui qu’il me plait d’appeler le salon public et qui est le plus petit, comporte un large canapé de cuir blanc, un divan oriental qui me fait soupirer quand je repense à ce cher Medhi qui me l’a offert. Un tapis indien précieux sur le sol ainsi que des draperies russes ornant les murs, le plancher fait du bois le plus naturel, mais vernis. Enfin les murs drapés de portraits en tous genres ainsi qu’une bibliothèque qui ne fait qu’office de décoration avec des ouvrages anciens que je ne lirai jamais, mais qui donne à la pièce un niveau de classe et raffinement supérieur. Certaines de mes pièces destinées à la vente se trouvent dans des expositions de verre dans un coin. Cataloguées et placées comme Samuel me l’a appris. Ce salon public est aménagé très stratégiquement afin de laisser l’impression la plus professionnelle possible. Dubrai serait fier.

Vient ensuite le salon privé, où se déroulent les fêtes. Le mobilier est plus ou moins placé de la même manière, mais les deux canapés sont plus précieux, la table basse est faite de marbre, la cheminée soutenant certaines de mes créations trône au centre d’une des faces et les ouvrages ici me tiennent particulièrement à cœur (comme les vieux livres de médecine de Lavalette ou encore les premiers manuscrits d’Arthur Conan Doyle sur Sherlock Holmes). L’espace est vaste et le sol fait de telle manière qu’il permet et facilite la danse, principalement celle de salon. Un lecteur de vinyle se trouve dans un coin, les rideaux de soie sont plus colorés, mais tout aussi précieux que ceux de l’autre salon, pourtant ils rendent la lumière plus chaleureuse. Les différentes peintures sur les murs représentent les paysages que j’ai pu admirer lors de mes voyages, ainsi qu’une photo de ma plantation de canne à sucre à Cuba, une photo du RMS Titanic en 1910 et un portrait de moi et Catherine II de Russie. À côté de la cheminée se trouve aussi la vieille invitation pour le banquet durant lequel j’ai rencontré Ferrier, dans un cadre simple avec peu de dorures. Un bar rempli d’alcool se situe à l’opposé de la cheminée et une bouteille de brandy et une boîte à opium ornée de gravures de coquelicots s’y trouvent toujours en hommage à Teddy. Je fabrique aussi une excellente sangria d’après la recette de Diego.

Un escalier en colimaçon (afin de permettre à mes invités de m’admirer sous toutes les coutures lorsqu’ils m’attendent dans le salon et que je descends), en pur ébène, mène à l’étage. Trois chambres d’amis, salles de bains incluses, s’y trouvent, décorées de manière élégante, avant autant de richesse que le reste de l’appartement. Puis viens ma propre chambre (lit Queen Size avec de draps de soie obligatoirement),  immense. Plusieurs peintures sont accrochées sur les murs, notamment une représentant la villa des Hamilton datant de 1733 avec ma toute première alliance coincée dans le cadre et une photographie de la reine Victoria portant les bijoux royaux que j’avais fabriqués en 1856. Elle contient aussi mon dressing tout aussi grand. Après tout, j’ai gardé la plupart de mes vêtements des trois siècles derniers, les robes de bal et les chaussures cela prend de la place. Puis immédiatement rattachée à ma chambre se trouve la salle de bain la plus luxueuse que j’ai eu de toute ma vie. Table de massage, deux baignoires, jacuzzi, tout s’y trouve (ainsi que ma panoplie d’huiles essentielles venues du monde entier et des parfums à faire tomber les anges). Bien entendu, la pièce est remplie de miroirs aux cadres dorés.

La cuisine n’étant pas un endroit important, elle se trouve rattachée au salon public, avec les instruments de dernier cri que je n’utilise pas de toute manière. La terrasse qui donne sur le salon privé possède une barrière de pierre (il m’a été difficile de trouver un appartement avec ce genre de barrière, je l’avoue) et est ornée de fleurs et de vases de Chine et grecs.

Enfin, derrière une porte secrète se trouve mon atelier. N’essayez pas d’y entrer, cette pièce est bourrée de protections magiques. Seulement dix pourcent de ma fortune s’y trouvent, majoritairement sous forme de diamants taillés et bruts, de pierres précieuses et de poudre d’or. D’autres bijoux destinés à la vente sont aussi dans cette pièce. Le reste de ma fortune est dispatché dans le monde entier, dans des banques et des coffres. Et ma collection de bijoux personnelle est cachée dans mon appartement, prête à être transportée au cas où.

Une fois mon inspection terminée, je m’assois sur le canapé crème dans le salon privé et jette un rapide coup d’œil à mon exemplaire récent du journal The Times sur la table basse (j’ai pris l’habitude de lire ce journal depuis Barnes). « Nous y sommes, Dolorès. » Quelques secondes plus tard, un immense chat Maine Koon entièrement blanc et gras saute sur le canapé à mes côtés, portant un lourd collier avec un cœur d’améthyste en guise de pendentif. Un collier que j’ai fabriqué rien que pour Dolorès et qui est enchanté de manière à la mettre en sécurité s’il m’arrive ou lui arrive quelque chose. Une tasse de porcelaine à la main, je sirote mon thé au jasmin tranquillement installée dans mon nouveau chez moi, réfléchissant déjà à la soirée que je vais faire pour présenter les lieux à mes très chers amis…


Ma passionnante histoire

La petite Diana

C’est ainsi que m’ont baptisée les sœurs de la chapelle de Birmingham où j’ai été déposée un soir de juin 1703 peu de temps après ma naissance. J’ai toujours détesté le prénom Diana, alors je l’ai changé dès que j’en ai eu l’occasion. Cybèle-Olympe, cela sonne déjà mieux. Un double prénom grandiose comme les dames de la cour française du 17ème, Cybèle et Olympe, en référence à la mythologie, aux déesses. Aphrodite ne m’allait pas au teint alors j’ai généralisé.

Les bonnes sœurs m’ont appris à lire très jeune, je m’intéressais à l’histoire, mais j’essayais surtout de retrouver ma mère. J’étais persuadée qu’elle était une grande dame et qu’elle avait eu une bonne raison pour m’avoir abandonnée. Non, à l’époque je disais qu’elle m’avait confiée aux sœurs. Cette idée était ancrée dans ma tête comme une certitude et j’ai ainsi vécu les dix premières années de ma vie avec cet espoir et ce rêve fou.


Fille de Satan

L’année de mes dix ans, j’ai commencé à fouiner partout. Dans la ville elle-même et même au-delà, allant jusqu’à Londres pour retrouver ma mère. Je voyais la pauvreté partout et j’entendais en même temps des contes sur le Nouveau Monde, sur la richesse de tous ceux qui partent en navire dans les Caraïbes. J’étais trop jeune pour comprendre l’économie de ce système, le conflit militaire et naval entre l’Angleterre, la France, l’Espagne et le Portugal, la notion de colonie ou même d’esclavage. Tout ce que je savais, c’était que les gens qui partaient dans les Caraïbes revenaient fortunés.

Alors que j’écoutais les récits d’un marin qui revenait d’une épopée assez dangereuse durant laquelle il avait du affronter des pirates sanguinaires, le patron de la taverne m’a dit de déguerpir. Si je ne commandais rien, je n’allais pas pouvoir rester. Je lui ai demandé s’il ne connaissait pas ma mère, lui expliquant que je la cherchais sans rien connaître sur elle.
« Ta mère ? C’est sans doute une putain du port ! Maintenant que tu m’le dis, y’a un air de ressemblance avec Mariette ! Elle s’est fait violer y’a dix ans, t’es p’tet le rejeton qu’elle a mis au monde ? »
J’étais à la fois en colère et complètement perdue. Je ne savais pas s’il fallait que je croie cet homme qui se moquait ouvertement de moi ou si je devais fuir. J’étais figée sur place, les larmes coulant sur mes joues. Au bout d’un moment, après avoir bien ri, le patron a essayé de m’attraper pour me faire sortir de force. À l’endroit où sa main s’est refermée sur mon bras sont apparues des écailles violettes, comme celles d’un serpent et il a hurlé comme si je l’avais brûlé.
Je me suis enfuie. Je ne pouvais pas retourner à la chapelle.
Ce soir-là, quand je me suis glissée clandestinement dans une caisse de poissons, chargée sur un navire en direction des Caraïbes, j’ai arrêté de croire en dieu.


Enfant de la debauche

J’ai rapidement été découverte par les marins. J’étais à bord du Saint John, un navire anglais en route pour Nassau, dans les Bahamas. Dès qu’ils m’ont trouvée, un grand gaillard roux que les autres appelaient Billy m’a attrapée. Je l’ai mordu. Je ne voulais pas qu’il me touche. Je voulais que personne ne me touche plus jamais. L’épisode avec les écailles violettes étranges m’avait fait peur et je ne voulais pas que ça se reproduise. Pourtant, les marins ne pouvaient se permettre d’avoir un resquilleur à bord. Et sûrement pas une femme, même miniature. Il m’a balancée par-dessus bord. Heureusement que les sœurs m’avaient appris à nager durant un été que nous étions au bord de la mer à Brighton…
Je suis revenue sur le navire, prête à me cacher quelque part jusqu’à ce qu’on arrive, mais le capitaine, un certain Henry Johnson, s’est approché et m’a proposé un marché : je nettoyais le pont dès qu’il le fallait et en échange, il me nourrissait et me permettait de rester jusqu’à notre prochaine escale. J’ai accepté.

Plusieurs mois plus tard, nous avions enfin traversé l’Atlantique. Ils m’ont déposée à Nassau, et à partir de là j’ai improvisé. Je ne savais pas vraiment quoi faire, je n’avais pas de plan précis, mais je ne voulais pas rester en Angleterre. Toute ma vie j’avais connu la pauvreté et je voulais être riche puisque je n’avais jamais rien eu. Plus tard dans ma vie, cette avarice est devenue une obsession, mais ça avait commencé en 1714, alors que l’âge d’or de la piraterie battait son plein. Sauf qu’il était impossible pour moi de me faire de l’argent alors que les pirates devenaient riches en pillant des navires, surtout les fameux galions espagnols. Et je n’étais pas très douée pour voler.

C’est Linda qui m’a vu errer plusieurs jours de suite devant la taverne du coin qui se trouvait juste en face du bordel, près de la côte. Quand je lui ai expliqué ma situation, elle a d’abord rit. Puis elle a tiré sur sa cigarette faite maison avant de me regarder sérieusement.
« T’es encore un peu jeune, mais j’ai un travail à te proposer. Tu vas commencer par regarder, par assister et progressivement tu vas apprendre. Ça paie pas trop mal, vu que les pirates viennent dépenser la moitié de leur paie ici, mais c’est pas le travail le plus glorieux du monde. Pourtant, c’est tout ce que les gens comme toi et moi peuvent faire… »
C’est donc en 1714, à l’âge de presque onze ans, que j’ai commencé à travailler dans un bordel à Nassau.


Queen Anne

Ce n’est qu’en 1719, lorsque j’avais 16 ans, que je suis devenue une prostituée. L’âge d’or de la piraterie s’était terminée à ce moment-là, le gouverneur Woodes Rogers avait fait le ménage dans les Caraïbes et la majorité des pirates, que j’avais l’habitude de côtoyer, qui m’étaient devenus proches, étaient morts. Mais j’étais habituée à la dure réalité de la vie, surtout à cette époque. J’ai survécu et quand un homme m’a touchée intimement pour la première fois, c’était un soldat français. Linda, de dix ans mon ainée, m’a appris comment faire plaisir, mais elle m’a aussi appris à contrôler ces écailles étranges. Elle s’en fichait en soit, a simplement haussé les épaules quand elle les a découvertes. Elle disait que chacun était étrange à sa manière, qu’elle avait bien un pied plus grand que l’autre alors pourquoi pas des écailles ?
Je me suis progressivement rendue compte que ces écailles violettes apparaissaient lorsque je ressentais des émotions violentes et souvent incontrôlables. Progressivement, j’ai appris à me canaliser, à toujours avoir le contrôle. Les écailles n’apparaissaient plus.
Les hommes ne se plaignaient pas et m’appréciaient même particulièrement. Je ne pense pas que ce soit parce que j’étais plus douée que les autres, mais plutôt parce que j’avais une personnalité pétillante et que beaucoup n’avait rien contre le fait de se faire dominer de temps en temps. Ils m’ont offert des bijoux pour présents et j’étais de plus en plus satisfaite, plus fière, plus confiante. Toutes ces parures et mon attitude m’ont values le surnom de « Queen Anne » au bordel et je suis devenue une prostituée de luxe en deux ans.

En 1721, quand j’avais 18 ans, je suis devenue la patronne du bordel et les règles ont changées. Les tarifs ont augmentés, les règles de sécurité pour les filles se sont améliorées, j’ai même engagé de la sécurité. Mais je me suis rendue compte que ce n’était pas ce que je voulais faire toute ma vie. Que, contrairement à ce que disait Linda, je valais mieux que ça, que je pouvais faire mieux que ça. Après tout, j’étais rapidement devenue la prostituée favorite… et je semblais être capable d’obtenir ce que je voulais.

Donc en 1726, quand j’avais 23 ans, après cinq années éprouvantes de gestion du bordel, j’ai laissé les rênes à Linda et je suis partie à Cuba, une colonie espagnole. Nos ennemis, en soit puisque Nassau était une colonie britannique. Les espagnols ne m’ont pas accueillis à bras ouverts (leurs soldats se souvenaient bien de moi puisqu’ils n’avaient pas aimé que j’augmente les tarifs du bordel…). C’est à ce moment-là que j’ai découvert que j’avais des pouvoirs et que c’était lié à mes écailles qui apparaissaient brièvement sur mon visage, ma poitrine et mes bras. J’ai vendu la moitié de mes bijoux et j’ai acheté une plantation de canne à sucre au sud de Cuba, pas très loin de Santiago.
Les cinq premières années ont été difficiles et j’ai failli fermer boutique plusieurs fois devant la violence et la haine des hommes. La plantation a été incendiée trois fois et il m’a fallu du temps pour tout reconstruire. J’ai appris qu’il fallait être rusé, surtout quand on avait affaire à des hommes. J’ai libéré les esclaves de la plantation et leur ai offert un travail. Je m’entendais particulièrement bien avec Madeleine, que j’avais baptisée ainsi puisqu’elle n’avait jamais eu de prénom, étant née esclave, et avec sa fille Delphine. J’ai appris à gérer la plantation à Madeleine et j’ai appris à lire à Delphine, comme Sœur Lucy m’avait appris auparavant.

C’était la première fois que je me sentais bien quelque part. Pourtant, je ressentais toujours ce manque, cette absence et cette gêne de ne pas connaître mes origines. Alors j’ai décidé de me créer des liens chez les puissants, notamment Woodes Rogers qui fut le Gouverneur des Bahamas de 1718 jusqu’à 1721. Nous sommes restés de bons amis (jusqu’à sa mort en 1732) et j’ai profité de son influence pour retourner en Angleterre sur un navire anglais en 1730.


Olympe Hamilton (1er mariage) 1731 - 1733

Je suis retournée à Londres et non pas à Birmingham. J’avais 27 ans en 1730. Londres avait bien changé depuis la fin de l’âge d’or de la piraterie. Dotée de ma nouvelle fortune grâce à la plantation, j’ai rapidement attiré les regards des jeunes hommes en quête de femme à prendre. Philippe Hamilton n’était qu’un parmi des dizaines à m’avoir courtisée. Mais il avait ce petit quelque chose, ce côté gentleman qui manquait aux autres malgré les réceptions, les bals et les banquets de l’époque. Ils avaient tous des manières à l’extérieur, mais Philippe était un amour jusque dans le lit. Il aimait probablement profiter de mon expérience de prostituée et n’a pas bronchée lorsque je lui en ai fait part.

Sa mère par contre était une autre histoire. La vieille Elizabeth n’arrêtait pas de maudire notre union, de cracher dans mon dos son venin infect. Elle avait raison, bien entendu, je n’aimais pas Philippe, je profitais simplement de sa situation et de sa fortune, grattant progressivement ma place dans la société, de plus en plus haut. Sauf que ce que sa mère n’avait pas prévu, c’était que mon venin était plus puissant que le sien. Un malheureux accident de calèche, alors que Philippe et Elizabeth partaient rendre visite à un oncle un jour d’été 1733 (nous étions mariés depuis deux ans). J’avais ensorcelé les chevaux et je suis devenue une excellente actrice afin de parvenir à pleurer sur commande lorsqu’on m’a appris la triste nouvelle.
Je me suis bien amusée avec la fortune des Hamilton durant les deux années suivantes, profitant de la villa familiale avec son père de légume (survivant de guerre). Progressivement, j’ai développé mes connaissances en pierres précieuses en les étudiant, en achetant de nombreux ouvrages à leur sujet afin de devenir une experte. J’étais certes avare, mais ces pierres me fascinaient tout autant.


Olympe Ferrier (2eme mariage) 1735 - 1740

J’ai rencontré William Ferrier lors d’une fête organisée par les partisans de l’opposition politique contre le roi George II en 1735. Je n’étais pas spécialement friande de la politique, mais je m’y intéressais uniquement dans le but de pouvoir profiter de la situation. Le prince Frédéric de Galles, délaissé par son père le roi était revenu en Angleterre et dirigeait l’opposition. Un banquet avait été organisé et, comme je ne portais pas George II dans mon cœur (et que je m’ennuyais profondément en étant veuve), j’ai décidé d’y participer.
Le banquet était intéressant d’un point de vue manipulateur et en matière de glanage d’information, sans parler du fait que je pouvais me pavaner à ma guise avec mes bijoux et ma beauté sulfureuse (rendant les dames jalouses et les messieurs excités) sans recevoir de condoléances toutes les trois minutes vu que deux années s’étaient écoulées depuis la mort de Philippe. Et que tout le monde avait sans doute déjà oublié, les ragots se remplaçant très vite dans cette haute société.

Trois mois plus tard, William et moi étions mariés. Il possédait une fortune moins importante que celle de Philippe, mais il avait la main dans la poche de tout le monde. J’ai même pu rencontrer le prince Frédéric grâce à lui. Notre mariage a tout de même duré cinq ans. Je savais qu’il me trompait et je le trompais aussi. Nous fermions les yeux sur les agissements de l’autre. Jusqu’à ce que sa maîtresse tombe enceinte cela dit. En d’autres circonstances, je me serai débarrassée de la maîtresse aussi facilement que je l’avais fait pour les Hamilton. Mais je refusais de m’en prendre à un enfant, le symbole même de l’innocence.
Alors j’ai empoisonné mon mari en 1740. Et quand la mère de l’enfant est morte à son tour huit ans plus tard à cause du paludisme, j’ai légué la fortune de Ferrier au gamin avant de partir pour la France en 1748, sans rien laisser derrière moi qu’un nom oublié.


Olivia Lavalette (3eme mariage) 1750 - 1760

En France, je me faisais passer pour Olivia. Je voulais être sûre que personne ne fasse le rapprochement avec Olympe Wellington, deux fois veuve. J’avais surtout commencé à me rendre compte que, malgré mes 45 ans, j’avais l’apparence de quand j’étais à la moitié de ma vingtaine. Cela me faisait peur au début, mais je m’y suis habituée et je me suis surtout adaptée à un rythme de déménagements fréquents pour ne pas attirer les suspicions. Je ne savais pas du tout à l’époque que j’étais une créature du monde de l’ombre et toute l’histoire qui va avec. Pour moi, je possédais simplement des pouvoirs de sorcière (d’après le terme moyenâgeux, donc synonyme de bûcher) et que je ne vieillissais plus.

Je suis arrivée en France en début 1748 alors que la signature du second traité d’Aix-la-Chapelle avait lieu et mettait fin à la guerre de Succession d’Autriche en créant le nouvel État de la Prusse. Au moins une chose utile que George II aura faite en signant ce traité avec Louis XV…
Pierre-Martin Lavalette n’avait rien avoir avec Antoine Lavalette, le jésuite à l’origine d’un scandale financier en 1763. Bien qu’on m’a souvent demandé si mon mari avait un lien de parenté avec ce bonhomme. Non, Pierre-Martin était un médecin fort charmant avec qui je suis restée dix ans. Je ne l’aimais pas, pas au sens de l’amour avec un grand A, mais c’était le plus proche de tout ce que j’avais vécu. Nous vivions à Montmartre et il supportait mes penchants pour les fêtes et les bals bien qu’il était très introverti. Durant les années, j’ai réussi à le faire sortir un peu plus et pour une fois, je n’étais pas tellement intéressée par sa fortune, plutôt par sa réputation. Vu qu’il avait soigné le roi en personne à plusieurs reprises, j’avais de bonnes relations avec la reine et ses dames de cours. Je suis souvent venue à Versailles. C’était la belle époque…

Malheureusement, Pierre-Martin a commencé à se douter que quelque chose n’allait pas quand au bout de tellement d’années de mariage je n’avais pas pris une ride. Il voulait que je fasse des testes médicaux, il pensait que j’étais malade. Durant l’une de nos disputes, mes écailles sont apparues sur mon visage le temps de trois secondes. C’est tout ce qu’il a fallut pour lui faire faire une crise cardiaque. J’ai essayé de le réanimer, physiquement et avec mes pouvoirs, mais cela n’a pas marché. Je ne suis restée qu’une année afin de mettre un terme à toutes mes affaires et amitiés au sein de la cour royale. J’ai aussi donné la moitié de la fortune de Pierre-Martin à un orphelinat qu’une des dames de la cour avait fondé, puis j’ai pris l’autre moitié. Je ne voulais pas rentrer en Angleterre tout de suite, malgré la mort de George II et l’arrivée sur le trône de son successeur George III. C’est pourquoi en 1761 je me suis plutôt tournée vers le reste de l’Europe, la partie Est qui était au centre des curiosités de la cour française.


Olympia Romski ou Lady Britain (4eme mariage) 1775 - 1776

J’ai passé quinze ans à voyager en Europe de l’Est. Tout d’abord en Allemagne, puis en Pologne et un peu en Russie. J’aurai pu faire le tour rapidement en cinq ans (avec les transports de l’époque, ce n’était pas aussi rapide qu’aujourd’hui) et je ne voyageais qu’en calèche. C’est d’ailleurs en 1767 que ma calèche a eut un accident aux abords de Cracovie en Pologne. Les routes étaient de mauvaise qualité et la calèche s’est renversée un soir de pluie. Je m’endormais à moitié, mon sac de voyage à mes côtés sur la banquette de velours, la tête appuyée contre la paroi de bois, la pluie battante créant un rythme constant et presque ensorcelant. Tout s’est déroulé très vite et je n’ai pas eut le temps de réagir. Toute la calèche est partie sur le côté, heurtant violemment le sol, la vitre se brisant. Je me suis soudain réveillée avec des éclats de bois et de verre dans la jambe, mes bas en dentelle déchirés et mes jupons en haillons.
Mon cocher s’est précipité vers moi dès qu’il a réussi à calmer les chevaux, deux magnifiques frisons noirs que j’avais emporté exprès avec moi depuis l’un des haras les plus prestigieux de France. Mon cocher, ce cher Jean, qui parlait peu et conduisait bien, m’a aidée à sortir de là. Puis, quand il avait le dos tourné, j’ai essayé de me soigner, cela ne marchait qu’un peu, m’enlevant au moins la douleur, mais ne parvenant pas à refermer la plaie pour autant ou ne serait-ce qu’arrêter le saignement. Ma cheville était aussi foulée, de par le gonflement de cette dernière et j’ai du abandonner mon chausson aux boucles dorées.
Nous sommes ainsi restés durant deux bonnes heures sous la pluie battante, Jean essayant de me fixer un abri avec les débris de bois puisque la calèche n’allait nulle part avec tout le côté droit démoli et l’une des roues qui s’était cassée net en deux. Une autre calèche est arrivée au bout de ces deux heures et le cocher a aidé Jean à attacher nos frisons à l’arrière de la calèche de nos sauveurs, pendant que Monsieur m’aidait à m’installer dans sa calèche, plus grande et spacieuse que la mienne. Il s’appelait Bogdan Romski et voyageait avec sa sœur Magdalena. Je n’avais jamais vu autant de gentillesse et une telle envie d’aider les autres.

J’ai passé les deux semaines suivantes chez les Romski à me faire soigner par leur médecin attitré. Progressivement, je me suis liée d’amitié avec les deux Romski et Magdalena est devenue ma confidente en quelque sorte. Elle tenait absolument à ce que j’épouse son frère et qui plaisait, je devais l’avouer. De plus, il était fortuné, presque aussi fortuné que Hamilton mon premier mari. Il exerçait la profession de « roi des tsiganes » autrement dit, il avait pour mission de veiller à ce que les droits de cette minorité ethnique soient respectés par la loi polonaise, mais aussi à ce que l’ordre règne au sein des tsiganes et à ce que les impôts soient payés. Et comme beaucoup de récolteurs d’impôts de l’époque, il s’en mettait accessoirement plein les poches.

Il ne faut pas croire que Bogdan était tout gentil. Certes, il était respectueux et ne perdait jamais la face en public, mais il était aussi colérique et jaloux, parfois possessif. Pour lui, le travail devait être fait, même s’il devait couper des têtes au passage. Nous avons longtemps voyagé ensemble, tout d’abord d’un campement tsigane à l’autre (et cette question des tsiganes était une affaire extrêmement importante à l’époque en Pologne, tout le monde n’avait que ça à la bouche). Une fois le tour de la Pologne fait, nous sommes partis en Biélorussie. À l’époque, la Prusse existait encore et nous avons passé tout un été à Minsk avant de franchir la frontière de la Russie. C’était en 1771, un an avant la première partition de la Pologne par les russes. Bogdan avait peur pour son pays et, étant devenu un ambassadeur durant les dernières années, il voulait absolument passer par St-Petersburg et Moscou pour essayer de plaider la cause de la Pologne auprès de Catherine II.

L’impératrice fut quelqu’un avec qui je me suis autant amusé que pris la tête. Elle possédait cette force de caractère avec laquelle je pouvais réaliser et cette bonté et clémence avec laquelle je pouvais me permettre de rivaliser. Nous étions très différentes et pourtant si semblables. Il reste pourtant une chose qui m’a vraiment rendue complice de la grande impératrice : son appétit sexuel. Je peux clairement l’affirmer : grâce à Catherine, j’ai réveillé mon côté nymphomane que j’avais développé durant mon séjour dans les Caraïbes. J’étais, avec les comtesses Bruce et Protassova, ce qu’on appelait une « essayeuse » pour l’impératrice. En gros, je testais les compétences sexuelles des futurs amants de l’impératrice. Non, ce n’est pas une blague. On me surnommait « Lady Britain » et m’appelait Olympia pour rendre mon prénom plus slave. C’était une période de ma vie encore plus débauchée que celle à Nassau et cette fois-ci, je le faisais de mon propre vouloir. Les deux principales différences entre mes envies et celles de Catherine étaient qu’elle ne pouvait pas tout se permettre de part le rôle qu’elle avait et ses responsabilités et aussi le fait qu’elle n’allait pas au lit avec des femmes, ce que j’ai trouvé bien dommage.

J’ai donc logé à la cour de Russie de 1771 jusqu’à 1777. En 1775, j’ai épousé Bogdan. Je ne savais pas qu’il allait essayer de changer mes penchants extrêmes et originaux. Après s’être rendu compte qu’il ne réussirait pas à me changer, il s’est fâché, étant extrêmement jaloux. Malheureusement, je dois avouer que cela m’amusait. Lui, le petit tsigane polonais qui avait tout perdu avec la première partition de la Pologne et moi qui devait une grande dame de la cour, toujours au centre des fêtes et réceptions, à enchaîner les conquêtes et les banquets. Les Romanov savaient s’amuser, c’était un fait et j’ai passé d’excellentes années entre les murs du palais. Bogdan est devenu de plus en plus colérique, chacune de mes conquêtes (surtout féminines qui choquaient notamment les slaves qui restent très conservateurs) et de mes dépenses de sa fortune ajoutant de l’huile sur le feu.

Après dix mois de mariage, il a levé la main sur toi lorsque nous étions seuls dans la suite que nous louait l’impératrice. La trace de sa main est restée toute la journée sur ma joue. Une fois que ma tête a arrêté de sonner et que la surprise est passée, je me suis redressée et j’ai regardé Bogdan dans les yeux. J’ai remis en place les plis de ma robe de cour ainsi que mon collier qui avait glissé sur le côté.
« Pars dans l’heure et ne reviens plus jamais ici. C’est mon unique acte de clémence à ton égard. »
Après lui avoir dit ça, je suis sortie et j’ai retrouvé Catherine. Je lui ai calment expliqué la situation en me remettant de la poudre sur le visage pour couvrir cet affront. Bogdan, bien entendu, n’est pas parti comme je l’avais prévenu. Durant l’heure qui a suivi, des rumeurs ont circulées sur le fait que Bogdan serait un espion français. Une heures plus tard, il était fusillé sur la place publique devant le palais, sur ordre de l’impératrice après que tous les nobles l’ai traité de sale traître et de noms encore plus grossiers.

Je suis restée quelques mois de plus auprès de Catherine, puis j’ai décidé de finir mon voyage en passant par l’actuelle Slovaquie et République Tchèque. Je suis restée sur de bons termes avec Catherine après toutes ces années. Et en 1776, alors que ma toute nouvelle calèche quittait St-Petersburg, accompagnée de deux chariots remplis de malles contenant des dizaines de robes, de tissus précieux, de bijoux, de porcelaine et d’autres présents de l’impératrice (notamment un portrait de nous deux fait en 1774), l’impératrice elle-même a assisté à mon départ.


Cybele-Olympe Newman (5eme mariage) 1779 - 1783

Rentrer en Angleterre en 1778 (le temps du voyage depuis la Russie) fut pour moi une sorte de nouveau soufflé dans ma longue vie. Je me suis fait passer pour une descendante de Madame Olympe Wellington et j’ai pu visiter ma plantation de canne à sucre à Cuba plusieurs fois. Bien entendu, Delphine et sa mère Madeleine n’étaient plus de ce monde, mais leur descendants si et ils continuaient de prendre soin de la plantation. J’ai réussi à modifier les clauses de l’acte de propriété afin que la plantation continue de m’appartenir, ou du moins à tous les descendants Wellington pour les siècles suivants (falsifier des actes de naissance ne fut pas très difficile avec mes pouvoirs).

De retour à Londres, je me suis installée dans un large appartement et je me suis mariée avec Samuel Newman en 1779, un joaillier qui n’était pas le plus riche, mais qui possédait un grand potentiel. De part ma plantation et les présents de Catherine, j’avais amassé une sacrée fortune (sans compter tous les héritages de mes défunts maris) et j’ai financé la boutique de Samuel. Il m’a appris à confectionner des bijoux, même si je me suis plutôt tournée vers l’expertise des pierres précieuses. Elles me fascinaient et m’attiraient tout autant et en quelques années, j’ai appris à toutes les reconnaître, à pouvoir analyser leur taux de pureté (surtout avec les avancées scientifiques notamment au niveau des lentilles, loupes et microscopes). Samuel était très attristé de la tournure des évènements politiques et militaires tels que la guerre d’indépendance des Etats-Unis et il décida de se rendre au Nouveau Monde pour aider comme il le pouvait. Il m’a légué tous les droits sur la boutique avant de partir et s’est arrangé auprès de tous nos fournisseurs pour faire de moi la personne à contacter pour les affaires. Il n’est jamais revenu des Etats-Unis, malheureusement et en 1783, j’ai été déclarée veuve.

J’ai continué à faire tourner la boutique durant les six années suivantes, toute seule comme une grande, devenant chaque jour une femme un peu plus indépendante, même si j’éprouvais encore l’envie de me marier bien que j’avais des amants et amantes de temps en temps.


Cybele-Olympe Banner ou Lamia Violette (6eme mariage) 1789 - 1804

Teddy Banner fut probablement mon mari le plus intéressant et original. Il était toujours au centre des fêtes, claquait son argent à droite et à gauche, se fichait de la société en général tant qu’il restait dans les bonnes grâces des dames, loin de la potence et qu’il avait toujours un stock suffisant d’alcool et de drogues. Je l’ai rencontré à une fête privée d’une de mes nouvelles amies (qui fut une cliente fidèle de ma joaillerie). En 1787, je m’étais fait un grand nom et avait rebasculé sur Cybèle-Olympe Wellington.

Teddy m’a offert un verre lors de cette soirée, nous avons dansés et il m’a poussée dans la fontaine. Je n’aurai pas hésité à user de mes pouvoirs pour le faire regretter cet affront s’il ne m’avait pas rejointe quelques secondes plus tard. Nous nous sommes mariés en 1789 et je suis restée quinze ans avec lui. Il savait s’amuser et ne pas se prendre la tête en profitant de la vie. Ce furent mes années les plus insouciantes, encore plus plaisantes que celles auprès de Catherine, car il n’y avait pas de soucis d’étiquette entre nous, pas de règles, pas de contraintes. Nous nous sommes mis d’accord dès la nuit de noces que nous étions dans une relation libre, que l’un pouvait coucher avec qui bon lui souhaitait tant qu’il ne refusait pas de coucher avec son conjoint quand l’autre le souhaitait. Et qu’on n’essayera jamais de se changer mutuellement. Une belle utopie, mais sur le coup, nous nous le sommes promis.

Il avait un très grand penchant, presque handicapant parfois, pour le brandy et l’opium. Je connaissais déjà le brandy et, même si c’est loin d’être mon alcool favoris vu que j’ai une préférence pour le sucré. L’opium, c’est Teddy qui m’y a initiée. Nous avons commencé par fumer discrètement un peu d’opium avec du tabac sur les balcons ou les terrasses, derrière les lourds rideaux et à l’abri des regards. Puis nous fumions de plus en plus souvent, jusqu’à ce que ça devienne quotidien. Puis deux fois par jour, puis trois et l’opium a fini par rythmer nos vies. Nous ne buvions pas par contre quand nous nous droguions. Je restais sur l’aspect de fumer, avec moins de tabac, mais toujours un peu quand même, mais Teddy s’est mis à avaler l’opium au lieu de le fumer.

Après quelques années et quand nous avons atteint ce virage extrême, nous étions tous les deux obsédés par cette drogue. L’une des raisons qui m’a poussé à arrêter est que je me suis retrouvée une fois dans notre appartement en 1793 en rupture de stock et Teddy était parti pour trois jours rendre visite à sa grand-mère en Ecosse. J’ai cru que j’allais mourir. J’ai passé les trois mois suivants alitée et la consommation de Teddy a aussi diminuée quand il m’a retrouvée à moitié mourante et tremblante sur le sol du salon à son retour d’Ecosse.

Progressivement, nous nous sommes soignés et l’une des raisons qui me poussait à ne pas recommencer était que je voulais un enfant. C’était quelque chose qui m’était venu récemment, Teddy était enfin un homme avec je me sentais suffisamment bien pour songer à fonder une famille. Mais comme il n’y avait plus la drogue, il a comblé le manque par l’alcool. Un soir, alors que je le ramassais à la petite cuillère en essayant de l’aider dans le lit puisqu’il était ivre mort, il m’a lancé que je ressemblais à une lamia violette avec mes écailles. C’était la première fois qu’elles s’étaient manifestées depuis mon passage en France et en Russie. Le lendemain, il a cru avoir rêvé et a mis cette vision sur le compte de l’alcool et le surnom est devenu une blague entre nous.

En 1804, l’alcool ne suffisait plus alors il s’est remis à l’opium et a abusé des deux. Il s’est écroulé dans un pub un soir de septembre et j’ai fermé boutique. J’ai passé les dix années suivantes avec sa grand-mère en Ecosse, sans toucher à une goutte d’alcool, une cigarette ou bien aux plaisirs charnels. Puis je suis revenue à Londres en adoptant une nouvelle identité et rachetant ma propre boutique. Personne n’avait remarqué la supercherie de toute manière, puisque chacun était préoccupé à se moquer ouvertement de George IV, notre cher roi obèse, intoxiqué, malade et fou qui s’était retiré depuis longtemps de la vie politique, mais continuait quand même de vivre au château de Windsor.


Olivia Barnes (7eme mariage) 1824 - 1827

Thomas Barnes était assez ennuyant. Il ne sortait que rarement, passait son temps au travail et n’effectuait ses devoirs de mari que parce qu’il le fallait. Son image comptait le plus pour lui et il fallait que je me tienne à carreaux. Je n’ai tenu que trois ans avec lui et je l’ai épousé pour deux raisons : pour m’empêcher de retomber dans la déchéance avec l’opium, même si vingt années s’étaient écoulées depuis la mort de Teddy et parce qu’il représentait toute la stabilité dont j’avais besoin pour élever un enfant, étant rédacteur en chef du The Times.

Mais malheureusement, malgré tous nos efforts, je ne suis jamais tombée enceinte. Après moult échecs, j’ai consulté un médecin (qui était loin de pouvoir me dire toutes les choses qu’un médecin actuel pourrait), mais le verdict fut tout de même possible : j’étais stérile.

Alors que l’un de mes plus grands rêves venait de se terminer, nous avons opté pour le divorce. Je me plais à croire que je suis à l’origine de cette idée, cependant je pense que Thomas voulait cette séparation aussi. Je ne pouvais pas lui donner l’héritier qu’il souhaitait et de mon côté j’avais besoin de temps seule pour accepter cette nouvelle. D’ailleurs, Thomas est l’un de mes rares ex-maris à m’avoir survécue.
J’ai décidé de prendre quelques années pour moi, à me concentrer sur la boutique et à développer mes talents de joaillerie, même si j’avoue que j’ai parfois vidé une bouteille de rhum ou deux durant mes nuits les plus sombres. Et pourtant, malgré tout, l’envie de retrouver mes parents, bien que les chances étaient plus qu’infimes, est revenue au grand galop, alors que j’avais oublié durant tout ce temps.


Olivia Dubrai (8eme mariage) 1832 - 1838

Je peux aisément dire que la période qui a suivi la découverte de mon incapacité à procréer fut l’une des plus difficiles de ma longue vie. La personne qui m’a fait connaître le banquier Marcel Dubrai, mon huitième mari, était une sorcière du nom de Sophie. Un jour, elle m’a prise à part et m’a expliqué la nature de mes pouvoirs, s’étonnant que je n’avais pas rencontré de créatures des ombres plus tôt et qu’aucun sorcier ne m’avait contactée, ne s’était rendu compte de ma nature. Peut-être que je parvenais à bien le dissimuler, peut-être que les sorciers d’Angleterre étaient tous ailleurs durant le 18ème siècle, je ne sais pas et je ne l’ai jamais su.

En tout cas, Sophie m’a aussi expliqué que mes écailles violettes étaient ma marque démoniaque. Je n’arrivais pas à croire que mon père était un démon. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble et elle pensait que c’était même un démon supérieur vu la facilité avec laquelle je manipulais mes pouvoirs après toutes ces années et l’âge auquel j’avais arrêté de vieillir. J’aurai du voir les choses sous un autre jour, découvrir le monde de l’ombre, profiter de ma nature de sorcière, mais tout ce qui tournait en boucle dans ma tête était le fait que ma mère n’avait sans doute pas été une noble dame comme je le pensais, qu’elle avait été violée par un démon, que les démons existaient tout court et que j’étais une sorcière (et stérile à cause de ça).

Ce fut ma période dépressive.

Marcel s’en fichait, j’étais calme, tranquille et passive, il ne demandait pas plus. Juste que je sois là pour faire joli.

C’est ensuite en 1834 que j’ai rencontré celui qui devint mon meilleur ami : Aiden Bradford. Il était le premier vampire que j’ai rencontré et après les démons, peu de choses m’étonnaient. J’ai accepté sa nature d’un hausse d’épaules, me contentant de simples oui, de hochements de têtes et de simplement survivre en autopilote alors qu’une tempête faisait rage dans ma tête. Au début, vu que Marcel était banquier, je me doutais qu’Aiden venait simplement faire des affaires avec mon mari. Pourtant, il m’était charmant, il me souriait et n’ignorait pas ma présence comme le faisait le reste de la société qui m’avait classé dans la case objet ou bien femme inutile qui n’est même pas bonne à faire des enfants.
Je l’ai vu un jour prendre de l’opium et l’ancienne et je n’ai pas pu résister : je lui ai demandé si cela le dérangeait de partager. Pendant le reste de la journée, j’étais redevenue moi-même, comme si le brouillard s’était dissipé, comme si je pensais clairement de nouveau. Je me suis immédiatement mise à sourire, c’était comme si je renaissais. Je me suis activée ce jour-là, j’ai pu nettoyer mon atelier délaissé depuis trop longtemps. Mais la journée n’a pas duré longtemps et je suis retombée dans cette toile de noirceur.

Progressivement, Aiden s’est rapproché, ou plutôt je m’accrochais désespérément à tout ce qu’il représentait : la liberté, le renouveau, la folie (dans tous les sens du terme). Avec lui, j’étais de nouveau moi-même. Il était mon contraire et mon parfait jumeau de bien des façons, c’était comme si nous nous complétions. Petit à petit je me suis ouverte à lui, sur mon passé, sur mes difficultés, sur ma nature. Je lui ai avoué que je suis une sorcière, il m’a révélé qu’il était un vampire. D’une façon, cela nous a encore plus rapprochés. Bien sûr qu’il y avait de la tension sexuelle, avec deux personnages aussi forts que nous, il ne pouvait pas ne pas y’en avoir. Mais nous avons toujours été au-delà des simples plaisirs charnels. Peut-être parce que nous avions trop donné, peut-être parce qu’on n’attendait plus grand-chose de ce domaine, peut-être parce qu’on s’en fichait. En tout cas, notre relation s’est développée progressivement est est restée purement amicale, même si nous étions parfois protecteurs et possessifs l’un envers l’autre.

Marcel n’aimait pas la façon dont je me suis rapprochée d’Aiden et le changement dans mon comportement. Je souriais de nouveau, j’étais active, excitée et plus élégante que jamais. Je prenais de nouveau grand soin de ma personne, je sortais souvent, je faisais des folies. Je n’hésitais pas à tourner de nouveau dans les hautes sphères de la société, de participer à des bals, d’enchaîner les amants comme au bon vieux temps. Marcel est arrivé au deuxième plan et il en a eut marre. Je me doute qu’Aiden avait aussi marre de la façon dont Marcel me traitait, nous étions devenus de très bons amis durant ces quatre années. Une dispute a éclatée, Marcel a dit ce qu’il ne fallait pas et Aiden s’est débarrassé de lui. Simplement, efficacement, rapidement.

Et après l’avoir remercié, je l’ai invité à passer la soirée dans un endroit où nous pourrions simplement profiter pleinement de la vie.


Olivia Lang (9eme mariage) 1855 - 1857

Les deux années suivants le décès de Marcel furent passées avec Aiden à faire ce que bon nous semblaient. Nous faisions ce que nous voulions, quand nous voulions et je ne m’étais jamais sentie aussi libre. Puis il a du partir et je me suis promise de m’entraîner à manipuler mes pouvoirs pour son retour. En attendant, j’allais vivre ma petite vie tranquille. Je connaissais mes origines, il ne me restait plus qu’à trouver ma place dans ce monde ou à la faire dans le cas contraire.

Connor Lang était un garde royal au service de sa Majesté Victoria. Grâce à lui, je suis fière de pouvoir dire que j’ai fabriqué l’un des bijoux royaux de sa Majesté. J’appréciais Victoria comme monarque et progressivement, je défendais les femmes, les aidant de mon mieux, mais les défendant verbalement aussi. Je me suis surprise à utiliser mes pouvoirs pour aider certaines femmes à corriger leurs maris (sans qu’aucun des deux ne le sache). De simples retournements de situation, mais qui me faisaient bien rire.

Malheureusement, Connor perdit son travail. Et essaya de me voler mon argent. Je venais de recevoir une cargaison de diamants bruts, que je comptais travailler la semaine suivante. Il s’est introduit dans mon atelier la nuit après avoir brisé le verrou et s’est retrouvé propulsé contre le mur par une explosion violente. Il était à genoux, en train de se tenir le ventre quand je suis arrivée en peignoir. Je me suis accroupie devant lui, ignorant le sang sur le sol et je l’ai embrassé en lui attrapant fermement le menton. D’une main, je pliais les doigts, activant ma magie. Sa trachée s’est bloquée, écrasée par une main invisible et il s’est étouffé en quelques minutes à peine. Une fois que j’étais certaine qu’il était mort, je me suis stratégiquement barbouillé le visage d’eau et j’ai cassé une vitre. Puis j’ai hurlé et je suis sortie en courant dans la rue, hurlant au meurtre. Scotland Yard a rapidement conclu l’affaire en disant que mon mari avait essayé de défendre la joaillerie d’un voleur qui s’était infiltré en cassant la vitre. Que le dit voleur s’était enfuit après avoir assassiné mon mari. Personne ne s’est douté un instant que j’étais l’auteur de ce crime. Et le sang sur mes mains n’était pas prêt s’arrêter de couler.


Louiza Belados (10eme mariage) 1871 - 1878

L’Espagne fut un pays magique à visiter. Je m’y suis beaucoup amusée et pour pas un sous grâce à l’utilisation abusive de mes pouvoirs. Ces vingt ans se sont écoulés très vite, notamment les sept ans de mon mariage avec Diego Belados. Il était chargé de l’importation de la nacre en provenance des Philippines et j’ai très vite appris à le connaître à Barcelone. Durant les années, j’ai découvert que je pouvais lui faire confiance et que lui aussi faisait passer les affaires avant le reste. C’est pourquoi notre mariage en a pâti et nous avons décidé de nous séparer sur de bons termes. Il est devenu mon fournisseur officiel de nacre et, bien qu’aujourd’hui il ne soit plus de ce monde, son entreprise continue de collaborer avec ma joaillerie.


Et derrière l'écran, il y a moi...
Sur la toile, on me surnomme  TitaniaSarys. En ce jour, j'ai déjà un certain nombre de bougies au compteur. Mon arrivée ici n'est pas compliquée, je l'ai connu Il y a fort fort longtemps et je dois avouer que je le trouve parfait ♥.


- Shadowhunters -


Vu que je viens de dépasser la longueur autorisée pour un message, je vous invite à vous rendre un peu plus bas pour la suite de l'histoire





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The Lunatic Vampire

Je suis ici depuis le : 12/07/2016 et on me dit souvent que je ressemble à : Ashley Benson . J'ai actuellement : 596 ans mais physiquement seulement 24 ans mais déjà : 2363 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 2528 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Clary & Tanya .Je n'ai qu'un but dans la vie : : être enfin heureuse . Pour cela, je réside actuellement : dans ma résidence à NY tout en étant d'une humeur : aux anges . Au fait, les crédits reviennent à : .ANGELUS

SHADOW OF A MONSTER
Blood & Disease... Un monstre, voilà ce que je suis au fond ou du moins, comme quoi je me considère. Oh bien entendu, je suis en partie d'accord avec ce que l'on me dit, que je ne suis pas responsable, que c'est ce que l'on m'a fait endurer qui m'a rendu ainsi et m'a fait faire ces choses. Pourtant, je ne peux m'empêcher de me voir comme un monstre car à l'instant où j'ai pu tuer lors de mes crises, j'ai aimé cela. Je me bats chaque jour contre ce que je suis, je maintiens la bête seulement je continue d'avoir peur de ce dont je suis capable lors des mauvais jours.

BREATH OF OXYGEN
Aiden... Toi et moi, ce n'était pas gagné. Nous nous sommes évités pendant tant d'années. Et pourtant, un jour je me suis décidée à franchir le cap, à venir vers toi et à apprendre à te connaître. Aujourd'hui, je ne regrette pas, car j'ai rencontré celui qui est clairement l'homme de ma vie. J'ai aimé par le passé, mais jamais comme je peux t'aimer toi. Tu es celui qui me permet de vivre et de me sentir vivante. Et bientôt, je pourrai crier haut et fort que je suis ta femme. Alors merci, merci pour tout ce que tu m'as apporté, merci de m'aimer malgré mes défauts mon amour. Car s'il y a une chose dont je suis certaine à l'heure actuelle, c'est que tu es ma moitié, celle dont j'ai besoin chaque jour pour continuer à vivre. Il suffit de voir à quel point mes pensées sont tournées vers toi. Nous nous complétons par nos différences, tu sais ce que j'aime et ce que je désire et tu assouvis chacun d'eux sans avoir besoin de me demander quoi que ce soit. Ma vie est tourne autour de toi, et même si je te sais fort et capable de te protéger seul, je m'évertue à avoir peur pour toi. Peur de te perdre, peur de ne plus jamais voir ton sourire que j'aime tant, la façon dont tu me regardes avec amour. Sans toi, je ne serais pas capable de continuer à avancer, car tu es mon oxygène et tu le seras pour l'éternité.

GUARDIAN ANGEL
Jace... Je te l'ai déjà dis, mais je le dis à nouveau. Je tiens à toi d'une façon que personne ne peut comprendre et se l'imaginer. Tu m'as sorti de mes ténèbres, tu m'as soutenu quand j'étais au plus mal. Au point même où j'aurai pu te tuer, tu croyais encore en moi et en ma force. En plus de tout cela, du fait que tu as su me protéger et que tu le fais encore aujourd'hui, cette connexion entre nous ne fait que se renforcer davantage chaque jour. Si bien que les choses se seraient passées autrement, tu aurais été bien plus que cela. Je le ressens, il aurait pu y avoir bien plus que de l'amitié entre nous. C'est pour ces raisons que j'ai besoin de toi dans ma vie que je ne peux me résoudre à me faire à l'idée qu'un jour je devrai te dire adieux. Cette simple hypothèse me brise d'avance le coeur, car une chose est sûre, je perdrai une part de moi, une part qui me maintient vivante..


Journal intime
Mon statut: Maried with the most beautiful man. #A
Mes Amours, mes Amis, mes Emmerdes:
Je suis: Indisponible. Repasse plus tard !
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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Jeu 16 Fév - 23:26
          


Re-Bienvenue parmi nous
Très bon choix d'avatar
Une sorcière, j'ai hâte de voir cela Mais ne t'approche pas trop de MON Aiden
Tu connais le principe sinon
Bon courage pour ta fiche



YOU ARE MY HALF, YOU ARE MY EVERYTHING

True Love I said Yes because a life without you it's no more a life, it's Hell. I want to stay to your side for an eternity of love and happiness. You are my half, my oxygen. Moreover, you are the only one who knows everything about me and who loves me not matter what I have done by the past. If you will came to disappear, I know that my end will be coming soon. Because you are my everything, and without you, I'm nothing.

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The Purple Lamia

Je suis ici depuis le : 16/02/2017 et on me dit souvent que je ressemble à : Felicity Jones . J'ai actuellement : 313 ans mais 26 en apparence ans mais déjà : 130 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 270 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Sigrune B. Blackfox .Je n'ai qu'un but dans la vie : : la richesse . Pour cela, je réside actuellement : Manhattan, Sugar Hill tout en étant d'une humeur : généreuse, profitez en . Au fait, les crédits reviennent à : shiya

Surnoms et noms portés : Diana, Queen Anne, Olivia, Olympia, Lady Britain, Louiza, Scarlett


♦♦♦

Mes conquêtes notables :
- Philippe Hamilton, noble britannique (mari de 1731 à 1733), décédé dans un "accident" de calèche
- William Ferrier, noble britannique (mari de 1735 à 1740), empoisonné
- Pierre-Martin Lavalette, médecin (mari de 1750 à 1760), décédé d'une crise cardiaque
- Bogdan Romski, roi des tsiganes puis ambassadeur polonais en Russie (mari de 1775 à 1776), fusillé par Catherine II de Russie
- Samuel Newman, joaillier (mari de 1779 à 1783), décédé aux Etats-Unis durant la guerre d'indépendance
- Teddy Banner, noble britannique / dealer d'opium (mari de 1789 à 1804), décédé d'une overdose (opium + brandy)
- Thomas Barnes, rédacteur en chef du The Times (mari de 1824 à 1827), décédé de vieillesse à l'âge de 71 ans
- Marcel Dubrai, banquier français (mari de 1832 à 1838), assassiné par un certain vampire
- Connor Lang, garde royal de sa Majesté (mari de 1855 à 1857), étouffé et blessé par les sorts de protection de l'atelier
- Diego Belados, fournisseur espagnol de nacre philippin (mair de 1871 à 1878), mort d'ivresse à l'âge de 55 ans
- Medhi Hellik, professeur d'université indien (mari de 1880 à 1883), mort de vieillesse à l'âge de 63 ans
- Harry Houdini, magicien hongrois (amant de 1884 à 1888), décédé en 1926
- Arthur Conan Doyle, écrivain britannique (amant de 1884 à 1910 puis de temps en temps jusqu'en 1930), décédé en 1930
- Daniel Carter, musicien britannique (mari de 1889 à 1892), s'est suicidé
- Benjamin Stamford, ingénieur américain chez Ford (mari de 1908 à 1912), torturé à mort
- Liam Thompson, soldat américain (mari de 1938 à 1940), mort au front en France durant la Seconde Guerre Mondiale
- Giorgio Esperado, scientifique italien spécialisé en astronomie (mari de 1955 à 1960), mort d'un AVC
- Juan Deluna, peintre brésilien (mari de 1976 à 1978), disparu en Amazonie en 1978 et considéré mort
- Crystal Evans, actrice américaine (femme de 1991 à 1995), morte d'un cancer du sein


Journal intime
Mon statut: Libre. Toujours.
Mes Amours, mes Amis, mes Emmerdes:
Je suis: Disponible. Propose moi une idée !
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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Jeu 16 Fév - 23:42
          


Merci

Aiden et moi sommes uniquement amis, tu le sais bien Arrow

EDIT : Voici la suite de la fiche



Prénom : Cybèle-Olympe (Oly pour les intimes)
Nom : Wellington (auparavant Hamilton, Ferrier, Lavalette, Romski, Newman, Banner, Barnes, Dubrai, Lang, Belados, Hellik, Carter, Stamford, Thompson, Esperado, Deluna, Evans)
Date de naissance : À Birmingham le 18 juin 1703
Âge : 26 ans en apparence / 313 ans en réalité
Métier / Études : joaillière / experte en bijoux de toutes sortes et en pierres précieuses
Statut civil : veuve et célibataire
Orientation sexuelle : bisexuelle avec une préférence pour les hommes
Groupe : Enfants de Lilith
Avatar : Felicity Jones

Cybèle-Olympe Wellington


Ma passionnante histoire - suite

Scarlett Hellik (11eme mariage) 1880 - 1883

Après l’Espagne, je me suis retrouvée embarquée en Inde. Je n’avais jamais songé à l’Asie et ce fut un changement agréable. Je n’y suis restée que trois ans et mon mariage avec Medhi Hellik, professeur d’université, se fit sur un coup de tête. Je découvrais un tout nouveau pays, une toute nouvelle culture et j’ai été charmée. Je l’ai bien manipulé aussi, il faut le dire, je n’avais pas besoin de chercher un logement et autres, mais je me suis sentie mal. Alors j’ai utilisé mes pouvoirs pour lui effacer la mémoire au bout de trois ans. Je ne voulais pas simplement partir ou bien faire croire à ma mort. Je ne voulais pas lui briser le cœur. J’avais trouvé un homme attachant, gentil et adorable et je venais de le souiller. Je ne voulais pas le détruire non plus.

Ce nouveau mariage m’a montré que j’avais un sérieux problème avec la monogamie et le fait de me remarier à chaque fois, comme si j’avais besoin des hommes pour survivre. J’ai donc décidé à partir de ce moment, que je ne prendrais plus d’hommes bons, des hommes qui méritent de vivre et d’avoir une belle vie. Mon orgueil a aussi repris le dessus et je voulais m’amuser avec les mauvais, les bad boys, toutes ces pourritures qui m’ont rendues la vie difficile il y a temps d’années. Je voulais me venger de la gente masculine. Alors je suis rentrée en Angleterre en 1883, plus déterminée que jamais. Bien entendu, j’ai aussi revu Aiden, et ça ne m’a pas aidé à rester sur le droit chemin même si la faute me revient entièrement. Après tout, je possédais déjà une part obscure en moi, on ne me traitait pas de vipère pour rien…


Olympe Carter ou  l’enfant illegitime d’Irene Adler et de James Moriarty (12eme mariage) 1889 - 1892

Le plus ironique dans la période de ma vie qui a précédé le début du 20ème siècle fut la façon dont j’ai rencontré Daniel Carter. J’étais de nouveau à Londres, dans ma joaillerie, à flâner dans les banquets, à m’amuser durant les bals, à faire comme bon me semblait en me foutant royalement du reste du monde. Victoria régnait toujours donc tout allait bien dans le meilleur monde possible. Beaucoup de personnes prétendent que la raison qui a rompu l’amitié entre Arthur Conan Doyle et Harry Houdini a été brisée par un différent concernant la science et la magie. En réalité, je fus la raison de cette fin d’amitié, puisque j’étais l’amante des deux. Et grâce à eux, j’ai pu notamment expérimenter les rapports de plus de deux personnes. Ce fut une expérience que je n’oublierais pas de sitôt.

Toujours est-il que j’étais particulièrement proche de ce cher écrivain anglais et que ses histoires et sa personnalité me ravissaient. Je me souviens même d’une fois, alors que nous prenions un thé dans l’un de ses restaurants favoris, il s’est tourné vers moi en disant :
« Si vous habitiez le monde de Sherlock, très chère Olympe, vous seriez l’enfant illégitime d’Irène Adler et de James Moriarty. »
« La fille d’une voleuse manipulatrice et d’un mastermind sadique ? Vous me flattez Arthur ! »
Il a simplement rit et a griffonné quelque chose dans son carnet. C’est Arthur qui m’a présenté Daniel Carter, un musicien célèbre. Il savait que j’avais un faible pour l’opéra et j’aurai bien épousé Doyle, si je ne m’étais pas promis de ne plus détruire les hommes bons. Arthur est resté mon amant durant de longues années, jusqu’à sa mort et il fut l’un des seuls à connaître mes secrets. Il s’est probablement inspiré de ma personne pour créer Irène et je ne le remercierai jamais assez de m’avoir offert les premières ébauches de ses romans et nouvelles sur Sherlock Holmes ce qui a scellé mon amour infini pour la littérature britannique. Houdini s’était éloigné et Carter n’a tenu que trois ans en ma compagnie avant de se suicider. Par jalousie ou folie, je ne sais pas, mais l’heure était aux affaires et aux bons plaisirs, la mode se tournait vers la révolution bohémienne et l’absinthe et j’avais un train à prendre pour des vacances amplement méritées au Moulin Rouge.


Olympe Stamford (13eme mariage) 1908 - 1912

Arthur est resté mon amant durant de longues années, jusqu’à sa mort en 1930. Nous étions très proches jusqu’en 1910 et ce malgré mon mariage avec Benjamin Stamford. Il était probablement l’un de mes pires maris, je dois l’avouer. Aigri et assez âgé, avec la tête bien sur les épaules et aucun sens artistique. Il travaillait avec Ford aux Etats-Unis et était l’un des ingénieurs. En soit, ses défauts ne me dérangeaient pas, nous en avons tous et je m’étais fait une raison à mon masochisme qui me poussait à retourner malgré tout dans les bras d’un homme et à me faire passer une bague au doigt. J’avais mes affaires de joaillerie, il avait ses affaires de moteurs. Notre relation restait purement sociale, nous faisions bonne figure et ne couchions ensemble que pour ne pas perdre la flamme. Benjamin savait que je ne pourrais pas lui donner d’héritier et il s’en fichait, il en avait déjà trois d’un précédent mariage. Je n’avais pas besoin de sa fortune, je m’en étais faite une moi-même. Je me fichais aussi qu’il ait des maîtresses, j’avais mes amants de mon côté.

J’avais accepté de déménager aux Etats-Unis, plus précisément à New York. La plupart de mes fournisseurs de pierres précieuses et alliages s’y trouvaient, de plus, j’avais suffisamment vécu en Angleterre. Je voulais de nouveau changer d’air. Alors de 1900 à 1912, mes affaires ont progressivement été transférées vers New York, le déménagement fut long et je surveillais chaque étape avec presque un peu trop d’acharnement. En tout cas, ceux qui travaillaient pour moi avaient appris depuis longtemps que tout devait être parfait, surtout en ce qui concernait mon atelier. J’aurais pu déménager avec ma magie, mais je me devais de faire ça normalement, pour ne pas attirer les soupçons. Arthur et Aiden restaient les deux seules personnes vivantes (ainsi que quelques sorciers que j’avais rencontrés durant le siècle dernier) à connaître ma véritable nature.

La dernière étape de mon déménagement était le Titanic. J’avais mon billet et une croisière était le meilleur moyen de finir en beauté. Benjamin se trouvait déjà à New York. Sauf que, vous vous en doutez, cela ne s’est pas passé comme prévu. Dans la nuit du 14 avril 1912, nous avons heurté un iceberg. Je fus l’une des premières passagères de première classe à être évacuée. Notre barque était seulement à moitié pleine. Ce fut la nuit la plus longue de ma vie. Ce n’est qu’au petit matin du 15 avril alors que le soleil se levait à peine, que le Carpathia est arrivé pour nous porter secours. Quelques jours plus tard, j’étais à New York, dans l’hôpital local pour vérifier si je n’avais pas de blessures quelconques. Bien entendu, lorsqu’on m’avait demandé mon nom, je m’étais présentée sous le nom de mon mari, Olympe Stamford. Il avait été prévenu que j’avais survécu.

Alors quand je l’ai surpris le 20 avril avec une certaine Julia Banks, l’une de nos très proches amies, j’ai vu rouge. J’ai essayé de cacher ma surprise alors qu’il s’extirpait du lit en essayant de se couvrir.
« Olympe ! Mais je pensais que tu étais à l’hôpital ! »
J’ai arrêté ses excuses d’un geste de la main. Mes pouvoirs se sont activés et je l’ai repoussé contre le mur. Une brume mauve était apparue autour de ma main alors que mes écailles violettes apparaissaient sur mon visage, disparaissant quelques secondes plus tard. Julia a essayé de hurler, elle s’est prit un coussin en plein face. Je me suis tranquillement dirigée vers un fauteuil, je me suis assise confortablement et je les ai regardés.
« Vous allez faire exactement ce que je vous dis, sinon… »
J’ai sortis le pistolet que Benjamin gardait toujours sur lui et je l’ai braqué sur eux.
« Nous allons nous amuser un peu, mes poussins. »

Durant des heures, ils ont fait ce que je leur ai dit de faire. Je n’ai qu’un seul regret : de ne pas avoir pu filmer. J’ai forcé l’un à battre l’autre, en utilisant toutes sortes d’instruments habituellement réservés pour la plaisirs charnels, mais que j’ai réussi à transformer en instruments de torture. Je les ai fait gémir et hurler de douleur, marquant leurs corps et brisant leurs esprits. Et pas une seule fois je ne les ai touchés physiquement. Pour la première fois, je me suis montrée cruelle et sadique. Je ne les ai pas tué rapidement comme j’avais fait à plusieurs de mes maris, non, je les ai fait souffrir, alors que mon visage restait impassible. Intérieurement, je me délectais du spectacle. Comment avait-il osé me faire un coup pareil ? Qu’il me trompe, je m’en fiche, je le trompais aussi. Mais qu’il le fasse aussi ouvertement, sous mon nez alors qu’il savait très bien que j’étais dans les parages, que j’avais survécu. Ce qui a fait ressurgir ce côté sombre en moi, c’est le fait qu’il m’a sous-estimée. Qu’il pensait m’avoir. Et ça, c’est impardonnable.

Après avoir incendié la chambre, je suis retournée à l’hôpital, ni vu ni connu. Une semaine plus tard, mon exploit figurait dans le New York Times. Je n’avais jamais été aussi fière d’être mentionnée dans les journaux.


Olympe Wellington (14eme, 15eme et 16eme mariages) 1938 – 1940 / 1955 – 1960 / 1976 - 1978

Mes trois mariages suivants ne furent pas d’une grande importance et reprenaient le schéma d’une veuve noire. De 1938 à 1940, j’étais l’épouse de Liam Thompson, un soldat américain qui a périt sur le champ de bataille, en France durant la Seconde Guerre Mondiale. De 1955 à 1960, j’étais l’épouse de Giorgio Esperado, un scientifique italien spécialisé dans l’astronomie. Il est mort d’un AVC sur son bureau au travail. De 1976 à 1978, j’étais l’épouse de Juan Deluna, un peintre brésilien qui a disparut en Amazonie en 1978. Il fut déclaré mort peu de temps après, bien que son corps ne fut jamais retrouvé.

Je ne pensais pas me remarier après ces trois mariages foireux et sans importance. Les mœurs avaient bien changées et il était maintenant parfaitement acceptable d’être célibataire, de s’amuser, d’avoir des coups d’un soir et même d’être bisexuel. Cela ne m’avait jamais empêché de l’être avant, je n’ai jamais renié avoir eut des rapports avec des femmes, mais ce n’était plus aussi tabou qu’avant. Et les gens semblaient s’en ficher.

J’ai mentionné précédemment n’avoir jamais été amoureuse. Et que le plus proche de l’amour avec un grand A avait été avec Pierre-Martin Lavalette au 18ème siècle. Et bien mon dernier mariage m’a montré ce que l’amour peut être vraiment.


Cybele-Olympe Evans (17eme mariage) 1991 – 1995

Crystal Evans était l’une des actrices les plus appréciées d’Hollywood. Elle ne jouait pas dans les blockbusters aux côtés d’Angelina Jolie, de Nicole Kidman ou bien de Scarlett Johansson, mais dans tous ses films, elle faisait des performances mémorables. Elle ne faisait pas de faux pas sociaux, évitait de sortir dans des endroits qui craignaient, faisait tout pour éviter les paparazzis et si elle ne le pouvait pas, elle restait polie, peu importe les circonstances.

Je tournais beaucoup du côté de Las Vegas et Los Angeles dans les années 90, m’autorisant un petit voyage après toutes ces années, me promenant par-ci par-là. J’ai rencontré Crystal à une soirée VIP, une avant-première d’un film assez important, mais dans lequel elle avait le second rôle. Tous ceux qui ont été amoureux vous raconteront leur expérience différemment. Pour moi, c’était comme si mon corps se prenait un coup de jus à chaque fois que nous discutions ensemble. Son regard de braise m’ensorcelait, elle avait un sourire à tomber et une telle prestance élégante qu’elle rivalisait facilement avec les grandes souveraines que j’avais connues. Et pourtant, elle ne se prenait pas la tête, restait simple et prenait plaisir dans les petites choses de la vie.

Nous nous sommes mariées à Vegas en 1991, malgré le fait que les mariages homosexuels n’étaient pas autorisés partout et étaient surtout très mal vus. C’étaient quatre années merveilleuses. Elle adorait la musique et la danse. J’appréciais aussi, mais je ne m’étais jamais focalisée sur la qualité du parquet pour optimiser la danse ou sur la joie des vinyles. Crystal m’a beaucoup appris.

Mais le bonheur est éphémère et un jour, nous avons appris qu’elle avait un cancer du sein. Malgré la maladie et la perte de ses cheveux, elle s’est accrochée, portait des perruques pour les tournages, continuait de vivre sa vie comme elle le pouvait. Un soir, alors qu’elle était particulièrement faible, je me trouvais à son chevet.
« Tu sais Crystal, je pourrais peut-être te soigner. Je possède un… don… et je n’ai jamais essayé de soigner un cancer avec, mais… »
Elle a glissé son index sur mes lèvres alors que j’étais penchée au-dessus d’elle, mes mains tenant la sienne.
« Je sais. J’ai toujours su que tu étais spéciale, Oly. »
« Comment ça ? »
« Tous tes trucs, tes peintures, tes bijoux, tes photos. Tous tes vieux livres, tes meubles, tes cicatrices. Tout ça c’est authentique n’est-ce pas ? La façon dont tu parles, dont tu te tiens, cette profonde impression que tu as vécu et souffert plusieurs siècles… j’ai su dès le début. »
Mes écailles violettes sont apparues sur mon visage en suivant le chemin de mes larmes.
« Garde tes pouvoirs. Pour les autres. Et continue de vivre. Tu mérites tellement plus, Oly. »
Elle s’est éteinte quelques jours après et je ne me suis pas remariée depuis. À la place, j’ai adopté un chat, Dolorès, un immense Maine Koon blanc. Et j’ai essayé d’avancer.


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The Devil in Disguise

Je suis ici depuis le : 12/07/2016 et on me dit souvent que je ressemble à : Christopher Wood . J'ai actuellement : 288 ans mais physiquement j'ai 26 ans mais déjà : 4196 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 3898 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Le Légendaire Jace Wayland o/ .Je n'ai qu'un but dans la vie : : M'amuser un maximum... . Pour cela, je réside actuellement : à New York. tout en étant d'une humeur : Démoniaque... . Au fait, les crédits reviennent à : .ANGELUS
♣ Je suis un homme complexe, je pense que c'est le moins qu'on puisse dire. Mais ce que vous ne savez pas, c'est que vous ne voyez que les apparences, la réalité est encore plus terrifiante.. On peut dire que je possède trois personnalités


The Businessman - Il y a tout d'abord ce que j'appellerais la personnalité normale, celle de l'homme d'affaires, et surtout celle qui s'efforce de garder les deux autres sous contrôle...


The Showman - Puis vient celle du plaisantin, celle de la joie de vivre, on peut dire que cette personnalité est totalement naturelle chez moi, contrairement à la précédente, je n'ai pas besoin de me forcer, le rire est instinctif chez moi.


The Killer - Et enfin.. La dernière.. Celle que je cache en permanence, celle du tueur assoiffé de sang, celle que je porte depuis ma naissance, je dirais même celle de mon vrai moi... Je suis un tueur depuis mon plus jeune âge, être un vampire n'y est pour rien, et je resterai un tueur jusqu'à la fin de mes jours...

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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Ven 17 Fév - 10:30
          


OLYMPEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE
(J'étais obligé de venir en Aiden ce coup-ci Razz)

Re-bienvenue à toi Je connais ton avatar que depuis récemment mais je valide totalement

J'ai trop hâte de pouvoir lire ta fiche




We are married. You make me the happiest man on this planet..
I love you more than anything Katerina ♥

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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Ven 17 Fév - 15:28
          


Re bienvenue par ici apparemment xD

Bon courage pour le reste de ta fiche ♥

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The Purple Lamia

Je suis ici depuis le : 16/02/2017 et on me dit souvent que je ressemble à : Felicity Jones . J'ai actuellement : 313 ans mais 26 en apparence ans mais déjà : 130 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 270 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Sigrune B. Blackfox .Je n'ai qu'un but dans la vie : : la richesse . Pour cela, je réside actuellement : Manhattan, Sugar Hill tout en étant d'une humeur : généreuse, profitez en . Au fait, les crédits reviennent à : shiya

Surnoms et noms portés : Diana, Queen Anne, Olivia, Olympia, Lady Britain, Louiza, Scarlett


♦♦♦

Mes conquêtes notables :
- Philippe Hamilton, noble britannique (mari de 1731 à 1733), décédé dans un "accident" de calèche
- William Ferrier, noble britannique (mari de 1735 à 1740), empoisonné
- Pierre-Martin Lavalette, médecin (mari de 1750 à 1760), décédé d'une crise cardiaque
- Bogdan Romski, roi des tsiganes puis ambassadeur polonais en Russie (mari de 1775 à 1776), fusillé par Catherine II de Russie
- Samuel Newman, joaillier (mari de 1779 à 1783), décédé aux Etats-Unis durant la guerre d'indépendance
- Teddy Banner, noble britannique / dealer d'opium (mari de 1789 à 1804), décédé d'une overdose (opium + brandy)
- Thomas Barnes, rédacteur en chef du The Times (mari de 1824 à 1827), décédé de vieillesse à l'âge de 71 ans
- Marcel Dubrai, banquier français (mari de 1832 à 1838), assassiné par un certain vampire
- Connor Lang, garde royal de sa Majesté (mari de 1855 à 1857), étouffé et blessé par les sorts de protection de l'atelier
- Diego Belados, fournisseur espagnol de nacre philippin (mair de 1871 à 1878), mort d'ivresse à l'âge de 55 ans
- Medhi Hellik, professeur d'université indien (mari de 1880 à 1883), mort de vieillesse à l'âge de 63 ans
- Harry Houdini, magicien hongrois (amant de 1884 à 1888), décédé en 1926
- Arthur Conan Doyle, écrivain britannique (amant de 1884 à 1910 puis de temps en temps jusqu'en 1930), décédé en 1930
- Daniel Carter, musicien britannique (mari de 1889 à 1892), s'est suicidé
- Benjamin Stamford, ingénieur américain chez Ford (mari de 1908 à 1912), torturé à mort
- Liam Thompson, soldat américain (mari de 1938 à 1940), mort au front en France durant la Seconde Guerre Mondiale
- Giorgio Esperado, scientifique italien spécialisé en astronomie (mari de 1955 à 1960), mort d'un AVC
- Juan Deluna, peintre brésilien (mari de 1976 à 1978), disparu en Amazonie en 1978 et considéré mort
- Crystal Evans, actrice américaine (femme de 1991 à 1995), morte d'un cancer du sein


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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Ven 17 Fév - 15:49
          


Merci, vous êtes des amours ♥





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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Ven 17 Fév - 23:54
          


Re Bienvenue par ici

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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Sam 18 Fév - 20:44
          


Re-bienvenue parmi nous

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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Dim 19 Fév - 13:51
          


Re-bienvenue
Felicity
Bon courage pour ta fiche ! Razz

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The Purple Lamia

Je suis ici depuis le : 16/02/2017 et on me dit souvent que je ressemble à : Felicity Jones . J'ai actuellement : 313 ans mais 26 en apparence ans mais déjà : 130 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 270 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Sigrune B. Blackfox .Je n'ai qu'un but dans la vie : : la richesse . Pour cela, je réside actuellement : Manhattan, Sugar Hill tout en étant d'une humeur : généreuse, profitez en . Au fait, les crédits reviennent à : shiya

Surnoms et noms portés : Diana, Queen Anne, Olivia, Olympia, Lady Britain, Louiza, Scarlett


♦♦♦

Mes conquêtes notables :
- Philippe Hamilton, noble britannique (mari de 1731 à 1733), décédé dans un "accident" de calèche
- William Ferrier, noble britannique (mari de 1735 à 1740), empoisonné
- Pierre-Martin Lavalette, médecin (mari de 1750 à 1760), décédé d'une crise cardiaque
- Bogdan Romski, roi des tsiganes puis ambassadeur polonais en Russie (mari de 1775 à 1776), fusillé par Catherine II de Russie
- Samuel Newman, joaillier (mari de 1779 à 1783), décédé aux Etats-Unis durant la guerre d'indépendance
- Teddy Banner, noble britannique / dealer d'opium (mari de 1789 à 1804), décédé d'une overdose (opium + brandy)
- Thomas Barnes, rédacteur en chef du The Times (mari de 1824 à 1827), décédé de vieillesse à l'âge de 71 ans
- Marcel Dubrai, banquier français (mari de 1832 à 1838), assassiné par un certain vampire
- Connor Lang, garde royal de sa Majesté (mari de 1855 à 1857), étouffé et blessé par les sorts de protection de l'atelier
- Diego Belados, fournisseur espagnol de nacre philippin (mair de 1871 à 1878), mort d'ivresse à l'âge de 55 ans
- Medhi Hellik, professeur d'université indien (mari de 1880 à 1883), mort de vieillesse à l'âge de 63 ans
- Harry Houdini, magicien hongrois (amant de 1884 à 1888), décédé en 1926
- Arthur Conan Doyle, écrivain britannique (amant de 1884 à 1910 puis de temps en temps jusqu'en 1930), décédé en 1930
- Daniel Carter, musicien britannique (mari de 1889 à 1892), s'est suicidé
- Benjamin Stamford, ingénieur américain chez Ford (mari de 1908 à 1912), torturé à mort
- Liam Thompson, soldat américain (mari de 1938 à 1940), mort au front en France durant la Seconde Guerre Mondiale
- Giorgio Esperado, scientifique italien spécialisé en astronomie (mari de 1955 à 1960), mort d'un AVC
- Juan Deluna, peintre brésilien (mari de 1976 à 1978), disparu en Amazonie en 1978 et considéré mort
- Crystal Evans, actrice américaine (femme de 1991 à 1995), morte d'un cancer du sein


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Mon statut: Libre. Toujours.
Mes Amours, mes Amis, mes Emmerdes:
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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Dim 19 Fév - 14:00
          


Merci mes petits chéris ♥





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The Golden Boy

Je suis ici depuis le : 03/04/2016 et on me dit souvent que je ressemble à : Dominic Sherwood. . J'ai actuellement : 19 ans. ans mais déjà : 7894 démons tués à mon actif, ce qui me vaut : 6560 points récoltés. D'ailleurs je joue aussi : Le Charismatique Aiden Bradford o/ .Je n'ai qu'un but dans la vie : : Essayer de vivre malgré la souffrance... . Pour cela, je réside actuellement : à l'Institut de New York. tout en étant d'une humeur : Céleste o/ . Au fait, les crédits reviennent à : .ANGELUS

Clarissa - Clary, tu es tellement importante pour moi que j'ai l'impression que tu as toujours fait partie de ma vie. Dorénavant tu sais que je ne suis pas ton frère, mais ce que tu ne sais pas, c'est que je suis fou de toi, littéralement fou de toi. Je ne peux te l'avouer car je ne veux pas briser le bonheur que tu as avec Simon. Il est dit que le véritable amour est sacrifice, je sacrifierai donc mes sentiments pour que toi tu puisses être heureuse. Je t'aime éperdument Clarissa, mais ça, tu ne le sauras sûrement jamais..


Tanya - Tanya, toi et moi nous nous connaissons depuis toujours. Tu me portais dans tes bras quand je n'étais encore qu'un bébé. Tu as été ma première amie, et sans aucun doute la plus sincère. Mais toi et moi c'est encore plus que ça, c'est une symbiose d'esprits, plus forts encore que des parabatai, tu lis en moi autant que je lis en toi, tu as les mêmes envies, les mêmes goûts, nous sommes le sens littéral de l'expression âme soeur. Aujourd'hui nous avons conçu la vie ensemble, nous avons mis le meilleur de nous deux dans un petit ange. Je n'ai pas de mot pour décrire à quel point tu es importante pour moi, tu es aussi précieuse pour moi que l'est l'oxygène pour mes poumons, si je te perds, je meurs intérieurement. Je t'aime énormément Tanya Epinguer, et quoi qu'il puisse arriver, rien ne changera jamais cela.


Naya - Naya, sans doute mon plus grand accomplissement. Je n'aurai jamais pensé devenir père si tôt et pourtant maintenant que je le suis, je ne me vois pas sans toi. Tu es littéralement ma raison de vivre, je peux être triste ou bien en colère, dès que je te vois, j'oublie tout et je suis apaisé. Avant toi, je n'avais jamais eu peur de la mort, je me disais que cela faisait parti de mon travail mais dorénavant je ne veux pas mourir, je ne veux pas que tu sois comme moi, je veux que tu connaisses ton père, que tu me connaisses. N'oublie jamais que je serais toujours là pour toi, je ne t'abandonnerai jamais ma fille chérie, car il n'y a pas de mot pour décrire l'amour qu'un père a pour sa fille.

Journal intime
Mon statut: Célibataire amoureux...
Mes Amours, mes Amis, mes Emmerdes:
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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
Dim 19 Fév - 15:46
          




QUAND VIENNENT LES RÉSULTATS...


La fine analyse
• Ensemble : Comme je l'ai déjà dit la dernière fois, il est très rare que des fiches me passionnent totalement, mais la tienne l'a fait, donc bravo
Concernant la fiche, commençons par le caractère, et il y a à dire Razz Déja on peut dire que sa marque démoniaque correspond parfaitement à son caractère, des écailles de serpent pour une femme qui frappe tel un serpent Razz J'ai beaucoup aimé son ambition toujours grandissante, sans limite même, partant du plus bas de l'échelle pour grimper jusqu'au sommet
Le Test Rp nous détaille vraiment toutes les richesses qu'elle a amassé, là dessus je vois le grand point commun qu'elle a avec Aiden, elle aime le luxe et l'argent tout comme lui Razz
Ton histoire est vraiment très longue pour commencer, mais très plaisante Razz J'ai adoré tous ses mariages, et la mort de ses maris, ça fait très veuve noire en effet Razz Tu devines que mon passage préféré reste la rencontre d'Aiden et elle Wink  


et la note finale est...
• Conclusion : Tout ça pour dire que tout est bon, je te valide Je suis impatient de voir ce que tu vas donner en rp ! Donc je t'invite à signaler ta célébrité ici-même. Puis une fois cela fait, poste tes fiches de liens et de rp. Pense aussi si tu le désires, à demander un rang.


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I can see that you are happy with Simon.
However.. My heart still thinks you don't love him...

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Re: I always want what I cannot have ♦ Oly
          



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I always want what I cannot have ♦ Oly

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